Accueil >
Sciences, recherche et environnement
Ouessant : Les opérations de dépollution du Peter Sif interrompues
19/05/2006
Débutée la semaine dernière, la nouvelle campagne de dépollution du cargo danois, qui a sombré devant l'île d'Ouessant en 1979, a été interrompue. « Le chantier a été temporairement levé à cause de la météo », indique-t-on à la préfecture maritime de l'Atlantique. L'épave se situe dans une zone particulièrement exposée, la baie de Lampaul étant orientée plein ouest, alors que des vents à plus de 40 n?uds sont attendus ce week-end. En attendant l'accalmie, prévue la semaine prochaine, les moyens déployés sur zone ont donc regagné Brest. Après une première opération de colmatage, menée il y a sept ans, une seconde campagne était nécessaire. Plus de 100 mètres cubes de carburant, contenus initialement dans les soutes du Peter Sif, se sont, en effet, répandus dans le bateau au fil des années et s'échappent régulièrement de la coque, provoquant de légères pollutions en surface. En décembre dernier, les plongeurs démineurs avaient constaté la présence de plusieurs fuites. Afin d'empêcher le fuel lourd de se répandre en mer, des plaques d'acier ont été fixées sur les fissures.
Opération pilote
Pour mener à bien cette mission, le Bâtiment de Soutien, d'Assistance et de Dépollution (BSAD) Argonaute, ainsi que le Bâtiment Base de Plongeurs Démineurs (BBPD) Styx ont été mobilisés. L'arrivée du mauvais temps a, toutefois, entraîné le report du pompage des hydrocarbures encore présents à bord. La préfecture maritime souhaite faire du Peter Sif une opération pilote, permettant de valider de nouvelles techniques de lutte anti-pollution. De nombreuses épaves présentant un risque potentiel de pollution sont, en effet, immergée le long des côtes. « La gestion de ce risque particulier nécessite donc d'acquérir une solide expérience pour mettre en ?uvre les moyens adaptés à la récupération de ces produits en toute sécurité. Plutôt que de faire exploser l'épave ce qui causerait des dommages rédhibitoires pour l'environnement, sans pour autant être assuré de récupérer l'intégralité des hydrocarbures logés dans les capacités du navire, ce sont donc des plongées délicates, par 57 mètres de fond, qui seront privilégiées pour aspirer un maximum de produit polluant avant d'en récupérer le reliquat en surface au moyens d'écrémeurs et de navires spécialisés ».
Fiches entreprises :
Lire les autres brèves
|
Le carré des annonceurs :
Annoncer ici
|