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322 navires sont désormais immatriculés au Registre International Français

Lancé en 2006, le Registre International Français continue de voir ses rangs grossir. Au 1er décembre, on comptabilisait 322 navires immatriculés au RIF, dont 27 en situation de gel (*). Cette flotte sous pavillon français comprend 120 navires au commerce, 205 unités de travaux et services auxiliaires, ainsi que 15 bateaux de grande plaisance. On notera que ces trois dernières années, le RIF a surtout connu une croissance de la seconde et de la troisième catégories. En ce qui concerne la flotte de commerce, l'augmentation du nombre de navires immatriculés au registre « bis » français a été faible. Ainsi, au 1er juillet 2007, soit 17 mois après la mise en application du RIF, elle était de 97 unités, soit seulement 5 de moins qu'actuellement. « La situation s'explique d'une part par des sorties de navires arrivant en fin de GIE fiscaux, d'autre part aux ventes et transferts de sociétés. Ces sorties de flotte sont légèrement compensées par l'entrée d'armateurs indépendants », explique-t-on au ministère des Transports.

Très attractif pour la grande plaisance

Il est intéressant de remarquer que le RIF rencontre un beau succès dans le domaine de la grande plaisance. En plus des 15 yachts déjà immatriculés, trois autres, en construction, rejoindront la flotte au premier trimestre 2011. L'un d'eux, d'une longueur de 61 mètres, sera le plus important navire de plaisance à battre pavillon français. Pour le secteur de la plaisance professionnelle et pour les navires de plus de 24 mètres de longueur (hors tout), le RIF propose toute une série d'avantages sociaux et fiscaux qui permettent aujourd'hui à ce registre de venir concurrencer les pavillons les plus courus comme le pavillon Anglais (et Etats associés), ou encore celui du Luxembourg.
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(*) 5 pour la flotte de commerce et 22 pour les navires de travaux et services auxiliaires. Ces bateaux sont placés en gel du pavillon français et exploités par des sociétés étrangères. Propriétés de sociétés françaises, ces navires ne sont pas radiés de l'effectif naval français. A l'expiration du contrat d'affrètement, ils sont automatiquement basculés sous pavillon français, sauf si le gel est prolongé. Cette procédure constitue une garantie pour les intérêts des propriétaires français.

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