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Bayonne : Le trafic portuaire recule de plus de 12%

Conséquence directe de l’épuisement des exportations de pin des Landes, le trafic du port de Bayonne a terminé 2012 en fort recul. Avec 3.27 millions de tonnes traitées, la baisse atteint 12.2%. Suite à la tempête Klaus, qui a ravagé le sud-ouest de la France en 2009, les arbres abattus avaient été traités et exportés, faisant bondir le trafic portuaire de Bayonne. Mais cette activité a vécu, d’autant que la région a été victime d’une attaque de scolytes, insectes parasitant le bois. L’ensemble fait qu’entre 2011 et 2012, Bayonne a compté avec plus de 480.000 tonnes de bois en moins dans ses chiffres. (110.780 tonnes chargées contre 594.824 tonnes en 2011 et plus d’un million de tonnes en 2010).

 

Or, ces exportations avaient masqué, jusque là, la perte des trafics due à la fermeture du site de stockage d’hydrocarbures de la Raffinerie du Midi sur Boucau en 2007 et à celle de l’usine Célanèse à Pardies en 2009 (exportations maritimes d’acide acétique et d’acétate de vinyle monomère), perte s’élevant à  un million de tonnes de trafic maritime pour ces deux entreprises.

 

 

Concernant les autres trafics du port de Bayonne pour 2012, après un début d’année plutôt morose dans les exportations de maïs (- 26.17% à fin juin par rapport à la même période de 2011) les mois de juillet, aout et septembre ont connu un sursaut permettant de combler le retard (-0.5% à fin septembre). Le déficit d’exportations enregistré ensuite, notamment au mois d’octobre (- 58.436 tonnes) ; ramène le total exporté en 2012 à 279.205 tonnes, contre 367.469 tonnes exportées à fin 2011, ce qui donne sur l’année une chute de 24%.

 

 

Une légère reprise dans les sorties de pétrole brut a été constatée l’an dernier. Mais elle n’est pas significative (+ 8 545 tonnes) bien qu’elle permette d’atteindre les 141.777 tonnes exportées en 2012 contre 133.232 tonnes en 2011 (+6.4%).

 

Pour les hydrocarbures raffinés, on constate une stagnation dans les importations avec 71.380 tonnes en 2012 contre 71.267 tonnes en 2011. Un chiffre à mettre en rapport avec ce qu’était cette activité du temps de la Raffinerie du Midi, qui importait par  voie maritime tous les ans plus de 400.000 tonnes d’hydrocarbures de la raffinerie de Donges.

 

Avec une baisse de 33.36 % en 2012 (26.659 tonnes contre 40.003 tonnes en 2011) les importations de bitume marquent quant à elles le pas. Liées aux travaux routiers, les entrées de ce produit sont sensibles aux travaux de voirie l’hinterland bayonnais, rappelle le port.

 

 

Concernant les ferrailles, l’activité a été soutenue en importations pour l’aciérie Celsa. Ce trafic a progressé l’an dernier de 8.4 % pour atteindre 674.705 tonnes, contre 622.340 tonnes en 2011. Après une forte baisse en novembre 2012 (-70,29 % par rapport à novembre 2011) les entrées de ferrailles ont repris en décembre avec une progression de 9,63 % pour le dernier mois de 2012.

 

 

Du côté des billettes de bois, l’aciérie Celsa continue de se maintenir dans un marché difficile. Elle parvient à limiter la baisse par rapport à 2011 (- 3.17 %) pour atteindre un volume d’exportations de 881.845 tonnes à fin 2012, contre 910.687 tonnes l’année précédente. L’activité totale de Celsa a représenté plus de 1.56 million de tonnes en 2012, en hausse de 1.2%.

 

 

Les exportations de soufre liquide à Bayonne ont, pour leur part, enregistré un sursaut en 2012 pour atteindre 169.960 tonnes contre 163.264 en 2011 (+4.1 %). Le port rappelle que la production de soufre sur le site de Lacq sera définitivement arrêtée à fin 2013 mais le site Sobegi d’Anglet aura alors procédé au lancement de ses importations de soufre solide qui sera fondu sur site pour être réexpédié sous forme liquide par navire et voie ferrée.

 

 

Les produits chimiques ont, de leur côté, du mal à repartir et ont connu une forte baisse en 2012 (-21.2 %) pour se limiter à 146.251 tonnes, contre 185.594 tonnes en 2011. La forte baisse des exportations de bioéthanol (59.633 en 2012 contre 96.429 en 2011) contribue significativement  au repli de ces trafics.

 

 

Les engrais, en revanche, ont de nouveau le vent en poupe avec une progression de 22.51 % en 2012 (525.399 tonnes contre 428.869 tonnes en 2011). Le port note que le site de Timac Agro (groupe Roullier), à Tarnos, réexporte des engrais vers d’autres destinations et sert en partie de plateforme d’éclatement.

 

Enfin, on retiendra l’émergence de nouveaux trafics avec l’importation à Bayonne, l’an dernier, de 90.901 tonnes de quartz provenant de La Corogne, mais aussi avec l’Andrea Añon, un navire de Celsa qui exporte vers ce port les billettes produites dans son usine.

Port de Bayonne