Eolien en baie de Seine, hydrolien au large du cap de la Hague, Cherbourg est au centre des futures fermes d’énergies marines renouvelables françaises et même britannique. Et compte bien en profiter pour créer une nouvelle activité portuaire. En 2011, Port Normands Associés (PNA), qui gère le port de Cherbo...
Eolien en baie de Seine, hydrolien au large du cap de la Hague, Cherbourg est au centre des futures fermes d’énergies marines renouvelables françaises et même britannique. Et compte bien en profiter pour créer une nouvelle activité portuaire.
En 2011, Port Normands Associés (PNA), qui gère le port de Cherbourg, s’était engagé auprès d’Alstom et EMF (le consortium Eolien Maritime Français, qui regroupe notamment EDF-EN et Dong Energy, qui a remporté les appels d’offre pour les champs éolien offshore de Courseulle, Fécamp et Saint-Nazaire), à libérer 38 hectares d’emprises foncières portuaires, et à construire un quai public renforcé en contiguïté de ces terre-pleins. Les investissements, qui comprennent également les déviations du réseau ferré et des voiries portuaires, représentent 40 millions d’euros.
Pour mémoire, Alstom doit s’implanter à Cherbourg pour y produire des pales d'éoliennes, en partenariat avec LM Wind Power. La mise en place par un fournisseur de l'atelier de fabrication de mâts est également prévue dans le Cotentin. L'objectif est de produire Haliade 150, la première éolienne maritime de 6 MW de nouvelle génération, qui équipera les champs dont le consortium EMF est lauréat.
Un nouveau quai et un nouveau terre-plein
PNA vient donc de lancer la première tranche des travaux d’aménagement. Celle-ci concerne l’allongement du quai des Flamands de 320 mètres au sud, incluant un retour de quai de 100 m, pour le doter d’un linéaire total de 680 m. Les travaux réalisés par l’entreprise Soletanche Bachy dureront 21 mois avec une livraison du quai prévue au plus tard pour le mois de novembre 2014. Les premières phases prévues de février à août 2013 seront consacrées à une campagne de tirs sous-marins, de déroctage et de dragage. La construction du quai lui- même débutera à l’été 2013.
L’extension du quai des Flamands permettra donc de créer un « hub » dédié aux nouvelles énergies marines. Grâce à une capacité de portance de 15 tonnes /m2, c’est à dire deux à trois fois supérieur aux quais conventionnels, cette extension supportera la manutention et le transbordement fréquent de charges lourdes. Par ailleurs, avec une souille à 14 m CM le long du nouveau quai, le port pourront accueillir les navires à grands gabarits, dont les futurs navires, spécialisés dans l’installation de fermes éoliennes et hydroliennes en mer. Ces derniers pourront, par ailleurs, s’appuyer sur les fonds portuaires très peu compressibles.
La seconde phase des travaux débutera en 2014. Elle aura pour objet la déviation des faisceaux routiers et ferroviaires portuaires, nécessaires à la constitution d’emprises foncières cohérentes.
Enfin, PNA intègre d’ores et déjà les aménagements pour l’activité hydrolienne avec la création de 39 ha de terre-plein supplémentaires.
Article payant
Accès abonné :
Offres d’accès :
Accédez en illimité à l’ensemble des articles du site Mer et Marine en souscrivant à l’une de nos offres ci-dessous.

Envoyer
Imprimer













