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Douarnenez : Les marins de l'Antigone Z devraient rentrer chez eux

Les 10 membres d'équipage du cargo frigorifique Antigone Z vont enfin pouvoir retrouver leurs familles. Ces marins, soit huit Russes et deux Lituaniens, devraient regagner leur pays samedi. Ils s'étaient mis en grève début avril pour réclamer des arriérés de salaires, certains n'étant pas payés depuis des mois. Soutenus notamment par la CGT des Marins du Grand Ouest et l'association Mor Glaz, l'équipage doit recevoir, avant de partir, la totalité des rémunérations non perçues. Mais, une fois les marins rentrés, la question demeure quant à l'avenir de l'Antigone Z, toujours amarré à Douarnenez. Appartenant à une société grecque, ce navire de 78 mètres, battant pavillon panaméen, a été construit en 1969. Il avait pris livraison dans le port breton, le 8 avril, de 1261 tonnes de hareng et de chinchard congelés, une cargaison qui devait rejoindre le port égyptien d'Alexandrie. « Ce bateau est dans un tel état qu'il est incapable de reprendre la mer sans mettre en danger l'équipage, les biens et l'environnement », affirme Mor Glaz, qui appelle à ce que « toutes les administrations maritimes et terrestres, tous les responsables du port de Douarnenez, fassent en sorte que plus un seul marin ne remette son sac sur ce navire ». Craignant que ce bateau reprenne la mer et continue de naviguer dans des régions moins règlementées, en Afrique ou en Asie, l'association demande, par conséquent, que l'Antigone Z soit démantelé en France. Elle s'en prend aussi au propriétaire du navire, en dénonçant de manière générale des « pseudo-armateurs », appelant les Etats, les affréteurs et les assureurs à « s'assurer de (leur) fiabilité avant de les enregistrer sur leur registre, de les assurer et de les affréter ».

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