Emploi maritime : Recherche soudeurs et chaudronniers

Dossier(s) : Formation
«Si vous avez une qualification de soudeur, vous ne pouvez pas être au chômage en Bretagne! On vous trouve un emploi tout de suite!», assure Eric Georgelin, de Temporis, agence d'intérim basée à Brest, Quimper et qui s'installe aussi à Lorient. De par sa position géographique à l'Ouest, Temporis s'est spécialisée de façon naturelle, dans le maritime. Le constat: il y a pénurie de main-d'oeuvre qualifiée, pour les soudeurs certes mais aussi les chaudronniers, les tuyauteurs. Le secteur de la réparation et de la construction navale a du mal à recruter sur ces spécialités. En faisant le tour des exposants de Clic&Sea, le salon de l'emploi maritime qui se tenait la semaine passée à Levallois Perret, on entend le même son de cloche. Inter Pôle Industrie a des agences sur Lorient, Concarneau, Quimperlé. Là encore, on recherche des soudeurs mais aussi des cadres ou des personnels susceptibles de travailler sur l'offshore à Brest. Ces entreprises de l'Ouest ont pour clients DCNS, la Sobrena ou la sous-traitance de façon générale.

En quête de personnel qualifié

Le chantier concarnois Piriou qui a réussi à décrocher de nouveaux contrats, avec DCNS ou la Marine nationale notamment, est aussi en quête de personnels qualifiés. Il y a aujourd'hui une quarantaine de postes à pourvoir chez Piriou. Les soudeurs sont recherchés mais aussi les mécaniciens, les diésélistes. La Sobrena, spécialisée dans la réparation navale à Brest, recherche tous types de profils: ouvriers, agents de maîtrise, les cadres techniques ou chargés d'affaire.

«Les gens savent qu'on recrute»

Devant le stand du groupe Bourbon, jeunes et moins jeunes, font la queue, CV à la main. «Les gens savent qu'on recrute», souligne l'un des représentants des ressources humaines. La flotte offshore va se développer et ce sont 4000 recrutements environ qui auront lieu dans les cinq années à venir! Les postulants, qui savent qu'ils vont travailler à l'international, au Nigeria, en Angola, viennent de la marine marchande, de la pêche, mais aussi de la Marine nationale. Les militaires, dont des marins en fin de contrat ou en reconversion, nombreux à Clic and sea, font escale sur le stand de Défense mobilité, structure chargée de suivre, de soutenir les reconversions, de mettre les entreprises en relation les candidats. Environ 70% des officiers, sous-officiers et militaires du rang sont reclassés au bout d'un an. Les marins restent parfois dans le maritime, mais ce n'est pas, dit-on, systématique.

Catherine Magueur, Le Télégramme