La Chine pourrait acheter quatre sous-marins russes du type Amur

Dossier(s) : Marine chinoise

Selon le quotidien russe Kommersant, Pékin négocierait avec Moscou l’achat de quatre sous-marins d’attaque du type Amur. Un accord cadre aurait été signé en ce sens, alors que la commande définitive, d’un montant estimé à 2 milliards de dollars, pourrait être notifiée à partir de 2015. D’après les informations recueillies par le Kommersant, les deux premiers bâtiments seraient réalisés en Russie et les deux autres construits en Chine. Cela impliquerait donc un transfert de technologie, ouvrant la voie à la construction série, par Pékin, du dernier-né des sous-marins d’attaque russe.

 

L’Amur est la version export des bâtiments du type Lada, commandés à trois exemplaires par la marine russe. Longs de 66.8 mètres et présentant un déplacement de 2650 tonnes en plongées, ces sous-marins sont dotés d’une propulsion diesel-électrique, à laquelle s’ajoute un système de propulsion anaérobie (AIP), permettant d’augmenter significativement l’autonomie en plongée. Les Lada sont conçus pour être mis en œuvre par un équipage d’une quarantaine de marins. Dotés de six tubes de 533mm, ils  doivent pouvoir embarquer 18 torpilles lourdes et missiles antinavire.

 

Alors que la Russie présente depuis plusieurs années l’Amur sur le marché export, le proposant notamment à l’Inde, la mise au point de la tête de série du programme Lada, le Sankt Petersburg, a rencontré des difficultés et le bâtiment, lancé en 2004 et officiellement admis au service en 2010, ne semble toujours pas opérationnel. Quant à son premier sistership, le Kronshtadt, mis sur cale en 2005 (soit 8 ans après son aîné), aucune date de lancement n’est avancées mais sa livraison est prévue en 2015, alors que celle du troisième de la série, le Sevastopol, est programmée un an plus tard. Il est d’ailleurs permis de se demander si la Chine ne récupérerait finalement pas ces deux sous-marins. Ils devraient en effet intégrer des améliorations consécutives aux difficultés rencontrées sur le prototype. Selon Flottes de Combat, la construction des Kronshtadt et Sevastopol aurait d'ailleurs été interrompue par Moscou jusqu’en 2013, en attendant que leur concepteur solutionne le manque de performance du système AIP.

Quant à la marine russe, à défaut de disposer de ces nouveaux sous-marins, elle a finalement décidé de relancer la production du modèle précédent, le Kilo, dont six exemplaires supplémentaires doivent être livrés à partir de 2014.