La Norvège consulte différents constructeurs pour ses nouveaux sous-marins

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Cette fois, c’est officiel. La Norvège a bien émis une demande d’information dans le cadre du futur programme de remplacement de ses sous-marins. Il s’agit de renouveler les six unités de la classe Ula (type 210 allemand), mis en service entre 1988 et 1991, et modernisés pour rester en activité après 2020. Le groupe allemand TKMS, dont les chantiers HDW assurent l’entretien des Ula, sont bien placés. Ils peuvent proposer le type 212/214, mais aussi le nouvel A26, conçu par sa filiale suédoise Kockhums et dont deux exemplaires sont livrables à la Suède en 2019 et 2020. Dotés d’un système de propulsion anaérobie, ces sous-marins de 62 mètres et 2000 tonnes de déplacement en plongée sont spécialement conçus pour les opérations littorales, tout en pouvant réaliser des navigations océaniques.  

 

Le type A26 suédois (© KOCKHUMS)

Le type A26 suédois (© KOCKHUMS)

 

DCNS, de son côté, peut proposer le sous-marin océanique Scorpène (66.4 mètres, 1670 tonnes) ou le bâtiment côtier Andrasta (52 mètres, 1000 tonnes). Le groupe français est, lui aussi, bien implanté en Norvège, où il vient d’achever, en coopération avec Kongsberg Defence & Aerospace et Umoe Mandal la livraison des cinq nouveaux patrouilleurs lance-missiles du type Skjold.

 

Le Scorpène français (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Le Scorpène français (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

L’Espagnol Navantia peut également tenter de vendre son S80 (71 mètres, 2430 tonnes), même si ce bâtiment semble un peu gros pour les opérations côtières telles que souhaitées par la Suède.  

Les réponses des industriels ayant répondu à la demande d’information du ministère norvégien de la Défense seront analysées puis présentées au gouvernement d’Oslo à priori en 2014, avant que le projet passe devant le parlement en 2017.