L'ENSM va auditer ses quatre sites d'ici l'été

Dossier(s) : Ecole Nationale Supérieure Maritime (ENSM)
Faut-il garder les quatre anciennes Ecoles de la Marine marchande du Havre, de Marseille, de Nantes et Saint-Malo ? La question a été relancée en décembre par Nathalie Kosciusco-Morizet. Suite aux déclarations de la ministre, la direction de l'Ecole Nationale Supérieure Maritime (ENSM), qui regroupe depuis octobre 2010 les quatre Hydros en une seule et même structure, a décidé de lancer un vaste audit. Un cabinet indépendant sera prochainement sélectionné afin de passer au crible les quatre sites de l'ENSM et leur environnement. Les auditeurs s'appuieront sur un cahier des charges en cours d'élaboration. « Cette étude prendra en compte l'ensemble des aspects du dossier. Elle s'intéressera non seulement aux aspects purement économiques, mais détaillera chaque implantation, ses savoir-faire spécifiques et ses qualités, la valeur de ses équipes pédagogiques et les risques de pertes de compétences et de recrutements que nous pourrions rencontrer en cas de fermeture éventuelle. Il conviendra également de regarder l'environnement de chacun des sites : les entreprises et organismes de recherche présents au niveau local, ainsi que les bassins de recrutement et l'implication des partenaires locaux », explique Eudes Riblier. Pour le président de l'ENSM, il ne s'agit pas de prendre des décisions hâtives et de se laisser déborder par les lobbies, très nombreux autour de la question récurrente du maintien des ex-EMM. Et, souligne Eudes Riblier, les décisions ne sont pas arrêtées : « Nous tiendront compte de tout et cette étude ne sera pas faite à la sauvette, simplement parcequ'untel ou untel voudrait maintenir un site. Ce sera un travail sérieux et exhaustif, mené par un cabinet indépendant. Nous travaillerons avec un véritable planning et dans la transparence car, évidemment, nous n'allons pas jouer avec la vie et l'organisation du corps enseignant, pas plus que nous laisserons dans le flou les étudiants ».
Les conclusions de cet audit devraient être présentées d'ici l'été au Conseil d'administration de l'ENSM qui, à la lumière du travail réalisé, fera des recommandation au ministère de tutelle. Les éventuelles décisions dépendront ensuite du gouvernement, leur application pouvant logiquement intervenir pour la rentrée 2013/2014.