L'OMI reporte une étude sur la disponibilité des combustibles sans soufre

Dossier(s) : Divers marine marchande

Alors que l'annexe 6 de la convention Marpol, sur le taux de soufre des émissions de navires, commence à rentrer dans les différentes législations mondiales, le comité de protection de l'environnement de l'Organisation maritime internationale (OMI) a repoussé une demande de l'International Chamber of Shipping (représentant 80% des armateurs mondiaux) visant à accélerer la mise en place d'une étude sur la disponibilité des combustibles sans soufre. L'ICS souhaitait pouvoir disposer de ces données, pour pouvoir anticiper, notamment avec l'industrie du raffinage, les changements que vont impliquer les nouvelles réglementations de l'OMI. Une petite majorité d'Etats, menés par les Etats-Unis, ont repoussé cette demande, alors que la requête de l'ICS était appuyée par la Chine et les membres de l'Union européenne.

 

Les capacités de raffinage insuffisantes

 

"Certains gouvernements semblent encore mettre la tête dans le sable quand il s 'agit de la question de la disponibilité du fuel désulphuré. Quel serait l'impact de navires devant, faute de soutes compatibles, passer sur une consommation au gasoil, sur la disponibilité de ce même carburant pour le transport routier ou le chauffage domestique? Nous pensons qu'il est essentiel que cette étude soit menée suffisamment en avance pour que les raffineurs puissent avoir le temps d'investir et de réagir. L'adapatation des infrastructures de raffinage va prendre quatre ou cinq ans. A ce rythme, mener cette étude en 2018 sera beaucoup trop tard", prévient l'ICS.

Pour mémoire, l'annexe 6 devrait entrer en vigueur en 2025. L'Union européenne a anticipé cette date à 2020.