Marine Marchande

Actualité

Marine marchande : Le nombre de marins français augmente

Bonne nouvelle pour la Marine marchande. Malgré les difficultés rencontrées par le pavillon tricolore, le nombre de marins français a augmenté depuis 8 ans. Ainsi, selon les chiffres rassemblés par Armateurs de France, les navigants, hors plaisance, sont passés de 15.347 en 2002 à 16.428 en 2010. Les trois quarts de ces effectifs travaillent sur des navires immatriculés en France, les autres étant employés sur des bâtiments sur lesquels flottent d'autres pavillons. De manière générale, le premier registre, ou « full french », utilisé notamment par les ferries, emploie 1/3 d'officiers, alors que la proportion est inversée pour le Registre International Français. Depuis sa création en 2005, le RIF a connu une progression du nombre de marins français, passant en quatre ans (2006 à 2010) de 3174 à 3532. Il a clairement pris le relais de l'ancien registre Kerguelen (TAAF) et a permis de créer de l'emploi. Ainsi, seuls 2587 marins travaillaient sur des navires enregistrés aux TAAF en 2002. Fin 2010, ils étaient donc 3532, soit 36% de plus. Le pavillon métropolitain est lui aussi en croissance, avec 11.994 marins français en 2010, contre 11.706 en 2006 et 11.730 en 2002. Malgré une année 2009 difficile, les effectifs se sont donc maintenus et repartent à la hausse.

Une réalité plus sombre

Ces résultats sont donc satisfaisants mais ne doivent pas, non plus, cacher la réalité. A l'international, la flotte a explosé ces dernières années, dans des proportions bien plus importantes que la croissance du nombre de marins français. La fin de certains GIE fiscaux, avantages dont ont bénéficié au début des années 2000 certains armateurs pour construire des navires immatriculés en France, va entrainer la sortie de flotte de plusieurs navires, dont le retrait ne sera probablement pas totalement compensé par de nouvelles unités. La compétitivité du RIF, ainsi que son classement en pavillon de complaisance (dénoncée par les Armateurs et l'Etat) vont être au coeur d'un audit demandé par le secrétaire d'Etat aux Transports. Quant au premier registre, sa situation demeure fragile, notamment dans le transport de passagers, premier pourvoyeur d'emplois. Nettement plus cher que les autres pavillons (20% de plus par rapport aux Britannique et Italien, 40% par rapport au Danois...), le Full French pose de sérieux problèmes de compétitivité aux compagnies de ferries, dont certaines risquent fort de ne pas résister longtemps à la concurrence.