Construction Navale

Interview

Pascal Piriou : Construire pour la Défense

Volonté de construire des « bateaux gris », développement de navires conçus pour l'Action de l'Etat en Mer, élaboration d'offres globales s'appuyant sur les sites français et étrangers du groupe, création d'une filiale spécialisée dans le MCO... Piriou affiche de nouvelles ambitions dans le secteur naval militaire. Dans un entretien avec Philippe Gallouedec, Pascal Piriou fait le point sur l'actualité et les projets du groupe. D'un chantier spécialisé dans la pêche, l'industriel concarnois a évolué vers des métiers différents, et notamment vers le secteur de la Défense, dans lequel il pense avoir une belle carte à jouer.
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PHILIPPE GALLOUEDEC : Pascal Piriou, comment présenter le groupe Piriou aujourd'hui sinon en disant qu'il est en constante évolution ?

PASCAL PIRIOU : Effectivement, Piriou est un groupe français fortement internationalisé, réalisant environ 150 millions d'euros de chiffre d'affaires et employant directement plus de 1000 personnes. On peut nous identifier autour de deux axes : le premier est celui des métiers. Il y en a trois chez Piriou : la construction, la réparation, et l'ingénierie navale. Cette dernière comprend l'ensemble des services allant de la conception à la déconstruction des navires, en passant par le Maintien en Condition Opérationnelle (MCO), le négoce de composants et pièces de navires, la formation, l'assistance technique, la mise en place de financements... Le deuxième axe est celui des géographies : Piriou est implanté en France, en Pologne, au Nigeria et au Vietnam, où sont réalisés les trois métiers du groupe.
Nous mettons l'ensemble de nos compétences et de nos sites à la disposition de tous les armateurs, qu'ils soient basés en France ou à l'étranger, publics ou privés, civils ou militaires, fluviaux ou maritimes, dans les domaines de la pêche, de l'offshore pétrolier, du remorquage, du transport de passagers ou de fret, de l'Action de l'Etat en Mer, et notamment de la Défense, et des activités spéciales comme le dragage ou la recherche scientifique.
Bref, nous sommes un généraliste naval qui n'a de cesse d'essayer d'ouvrir de nouvelles portes, qu'elles soient sectorielles ou géographiques, dans un monde en mouvement perpétuel.

Quelle stratégie génère ce mouvement ?

Rester en mouvement n'est pas une fin en soi, c'est un état d'esprit destiné à éviter d'être piégé puis submergé par les évolutions de nos métiers où la concurrence est mondiale et très agressive. Cela suppose de s'interroger en permanence sur les meilleurs choix, de se remettre en question, d'aller voir ailleurs comment font les autres, de scruter les évolutions dans les métiers de nos clients. En résumé, de rester prêt à saisir les opportunités sans idées préconçues et surtout sans peur du changement.
Ce processus, mon père et mon oncle l'avaient mis en oeuvre il y déjà longtemps et l'ouverture du capital à des actionnaires professionnels et entreprenants comme JACCAR, ces dernières années, a boosté ce mouvement. Il consiste à regarder la mondialisation comme une opportunité et non comme une menace, en particulier pour les femmes et les hommes du groupe basés en France et dont l'expérience et la motivation sont des moteurs très précieux pour nous aujourd'hui. Tout cela se fait sans jamais renier notre histoire et nos racines, au contraire, mais dans une dynamique de complémentarité propre à développer positivement l'ensemble.
Ce mouvement serait anarchique, ne serait que de la bougeotte, et donc serait ingérable s'il ne s'inscrivait dans une logique et dans un cadre déterminé. C'est donc dans le cadre d'une stratégie de croissance ambitieuse que nous faisons tout cela. Elle se résume à « nous devons être là, où et quand nos clients ont besoin de nous » que ce soit sur le plan géographique, des métiers ou des produits.
Aujourd'hui, nous savons donc apporter à nos clients l'ensemble des produits et des services qu'ils attendent. Exemple: nous pouvons concevoir un navire à Concarneau, y construire le prototype pour ensuite le dupliquer au Vietnam, et en assurer le MCO pluriannuel ou la réparation dans l'un de nos « chantiers propriétaires » (France, Nigeria, Vietnam) ou dans l'un de nos « chantiers partenaires », avec lesquels nous avons des accords de coopération renforcée, tout en lui assurant des services de négoce de pièces détachées, la déconstruction de ses navires...


Le site de Concarneau (© : IPC)

Dans ce cadre, nous visons un doublement de notre taille à l'horizon 2015 par une croissance rentable, chaque site et chaque métier trouvant sa justification sur ses marchés dans une complémentarité renforçant l'ensemble. On peut aisément comprendre l'intérêt et le côté rassurant pour un armateur de voir un seul fournisseur assurer la construction de son navire en France puis son SAV et son MCO dans le Pacifique pour son navire construit en Métropole, ou le contraire : le SAV et le MCO en France pour son navire construit au Vietnam.
Nous offrons au client un interlocuteur unique et nous assumons ainsi une obligation de résultat dans un engagement contractuel qui est chez nous naturel puisque culturel ! Et c'est sur ce dernier point que nous bouclons avec nos racines : les fondateurs de Piriou accompagnaient en effet leurs clients dans la pêche bien après la livraison de leur navire. C'est à Concarneau qu'est née cette culture qui fait de notre port-base une référence en la matière, grâce à la présence de nombreux sous-traitants partageant le même état d'esprit.

Que pèse le secteur Défense dans votre activité aujourd'hui ?

D'abord, il est nécessaire de faire un tour d'horizon de notre présence dans le secteur Défense. S'il est vrai que nous sommes relativement jeunes sur ce créneau en France, notre intérêt n'est pas soudain. Il entre parfaitement dans la logique de la stratégie que j'évoquais plus tôt. Nous sommes entrés dans ce secteur en 2002, en gagnant la confiance du Service de Soutien de la Flotte de la Marine Nationale française, par le biais de Piriou Naval Services, notre branche réparation navale à Concarneau. Les premiers marchés « ouverts » par la marine aux entreprises privées nous ont permis de remporter plusieurs appels d'offres. Concarneau n'est pas un port militaire et donc la Marine nationale et ses hommes n'y étaient que très peu connus.
Et, franchement, La Marine nationale, c'était plutôt le mythe d'un armateur « compliqué » et très demandeur de papiers. Or, quelle surprise de découvrir un armateur comme les autres ! Clair sur ses attentes et ses exigences avec des hommes aux qualités techniques et de gestion n'ayant rien à envier au privé et très ouverts aux évolutions significatives. Nous avons appris à comprendre les attentes de la marine, qui sont en fait les mêmes que celles de tous les armateurs : avoir ses navires les plus disponibles possibles à un coût acceptable, sans renoncer à des prestations de qualité, le tout cependant dans un cadre réglementaire évidemment plus contraignant.
L'intérêt pour ce secteur est donc né de l'évolution culturelle de la marine française et nous a donné envie d'ajouter une corde supplémentaire à notre arc. En effet, jusqu'alors, nous n'avons pas pu remporter de contrats de construction en France, même pour des navires non armés. Sans doute, la perspective de voir construits sous le même toit des navires de pêche et des navires militaires était inimaginable il y a encore quelques années. En effet, la cohabitation de contrats où c'est la qualité du produit final qui est uniquement jugée (pêche et service) avec des contrats où, en plus, le processus de conception-construction l'est aussi, était en effet compliquée. L'organisation pour gérer en parallèle les deux mondes était difficilement compatible.


L'Adroit (© : DCNS)

Mais le sort en a décidé autrement puisque la construction de navires de pêche a quasiment disparue et nous servons aujourd'hui majoritairement en France des clients institutionnels, comme Ifremer-Genavir, les collectivités territoriales... et la Marine Nationale, ainsi que des clients privés ayant des exigences en matière de système qualité qui s'approchent beaucoup de ce que le Service de Soutien de la Flotte et la Direction Générale de l'Armement réclament. En matière de réparation navale, la Marine nationale a, ni plus ni moins, remplacé en volume le secteur de la pêche et c'est un succès stratégique indéniable d'avoir su anticiper cette situation.

Vous avez également participé, dernièrement, à la réalisation du patrouilleur L'Adroit, construit sur fonds propres par DCNS dans le cadre du projet Hermès, ainsi que la refonte du Malin, un ancien palangrier transformé en patrouilleur pour la Marine nationale...

Nous sommes très fiers d'avoir participé au groupement qui a construit L'Adroit de DCNS : Ateliers Normand a fourni et installé la propulsion, les Chantiers Piriou ont réalisé le tiers avant de la coque acier et Bopp a conçu, construit et installé le système de mise à l'eau des embarcations d'intervention.
Nous avons ainsi appris à connaitre DCNS et nous nous sommes trouvés de nombreux points communs. Cette collaboration a été, de notre point de vue, un succès que nous espérons voire transformer par d'autres contrats où, là encore, nos géographies seront utiles à une telle collaboration. Nous venons par ailleurs de rendre à la DGA, avec de l'avance sur le planning prévu, le patrouilleur Le Malin, qu'elle nous avait confié fin 2010, pour le compte de la Marine Nationale, aux fins de travaux d'adaptation à ses missions en Océan Indien.
Mais, aujourd'hui, nos contrats - en cours ou réalisés récemment - sur les marchés de Défense sont majoritairement situés dans le domaine de la réparation navale et du MCO et nous en tirons des conclusions extrêmement positives qui nous donnent envie d'en faire plus.


Le patrouilleur Le Malin (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Quels sont ces points positifs ?

Ils sont très divers. Tout d'abord, si on examine les commandes en cours dans tous les chantiers de construction et réparation en France, la marine est de loin le plus gros donneur d'ordres français, présent et à venir, pour l'industrie navale française entre les programmes construction de sous-marins, de frégates, de patrouilleurs et autres, ainsi que pour la réparation et le MCO.
Ensuite, c'est un tremplin formidable pour l'exportation, suivant le principe de la carte de visite que procure le statut de fournisseur de son pays. J'ajouterai le « laboratoire » que la Marine nationale a ouvert en 2002 avec le MCO - et que le SSF est le premier à quasiment généraliser - d'abord pour la flotte existante et aujourd'hui pour les navires à construire. La marine est la première à envisager de façon systématique la connexion de la conception, la construction et la maintenance navale, voire peut être demain la déconstruction.
Cela donne aux chantiers français la possibilité d'entrer dans une logique de service global autour de la notion d'optimisation du « coût de possession » du navire et plus seulement du coût de l'investissement ; la construction navale française n'ayant pas l'environnement lui permettant de faire des offres aussi compétitives que ses confrères asiatiques.
Par ailleurs, les besoins internationaux de sécurité en mer vont croissants et les moyens navals pour assurer cette sécurité vont fleurir. Qui dans notre métier ne peut pas se sentir concerné et passionné par un tel marché ? Enfin, et dans une dimension différente, la Marine nationale est un vivier de compétences humaines ou les valeurs d'engagement, de loyauté et de travail en équipe sont profondément culturelles. Ce sont des valeurs qu'une entreprise privée recherche et, pour nous qui sommes en croissance, c'est une chance d'avoir créé des connexions avec ces hommes qui apportent un regard neuf sur les choses et des compétences précieuses dans le cadre de contrats de longue durée comme le MCO l'impose.

Comment ce secteur pourrait-il se développer chez Piriou et jusqu'où comptez vous aller ?

Je n'ai pas de réponse catégorique car la vision de notre client prime sur tout mais nous voulons maintenant transformer l'essai et construire pour la Marine nationale. C'est d'abord une véritable envie car nous savons que nous pouvons lui apporter des solutions techniques fiables et économiques pour concevoir et construire des navires qui opèrent souvent loin de leurs bases. Ces navires réclament une fiabilité totale, comme nos thoniers océaniques, nos palangriers qui travaillent dans le grand sud de l'océan Indien, et nos navires de service à l'offshore pétrolier, par exemple... Et cela à un prix compétitif sans que le navire souffre d'une réduction de ses qualités générales qui pourraient nuire à l'accomplissement de ses missions.
Il faut aussi ajouter que la référence Marine nationale est souvent indispensable pour conquérir des marchés étrangers et que cette référence conjuguée à celle de nos géographies ouvrirait de belles perspectives !

Quel type de navires pourriez-vous construire ?

Pour ce qui est de nos capacités à concevoir, et à construire des navires dans les domaines de l'Action de l'Etat en Mer et de la Défense, elles se situent dans des gammes de navires dont la technicité et les dimensions correspondent à ce que nous faisons déjà. Un thonier de 90 mètres est un bel « animal technologique », qui n'a rien à envier à certains « bateaux gris ». Et nos « crew boats », navires rapides en aluminium transportant les personnels entre le continent et les installations pétrolières offshore, sont des plateformes parfaitement adaptables aux missions de sécurité maritime et de souveraineté. Nous en construisons déjà, par exemple, en version « bullet proof » pour le Nigeria.
Nous avons en catalogue des navires entrant parfaitement dans cette gamme de navires multi-missions et de souveraineté. Ce sont d'ailleurs des besoins exprimés aujourd'hui par beaucoup de marines, qui réclament des bateaux « simples, robustes et pas chers », faiblement armés pour les missions entrant dans le champ de l'Action de l'Etat en Mer.
Ce sont par exemple nos M.OPV (Multipurpose Offshore Patrol Vessel) en version 60 mètres et 1000 tonnes, ou 80 mètres et 2000 tonnes, destinés à des missions dans le cadre de l'Action de l'Etat en Mer : Sauvetage, police des pêches, lutte anti-narco, lutte contre l'immigration clandestine, lutte contre la piraterie, anti pollution... Ces navires typiquement « SAR » (Search and Rescue) ont retenu l'attention de quelques pays cherchant à s'équiper en la matière et que nous espérons concrétiser dans les mois qui viennent.
C'est aussi le L.OPV-175, un Light Offshore Patrol Vessel de 54 mètres, à faible tirant d'eau, décliné à partir d'un navire conçu à l'origine pour l'offshore pétrolier et qui convient à des missions en zones côtières ou hauturières, pour des missions diverses grâce à sa vaste plage arrière. Celle-ci peut accueillir indifféremment, selon les missions, des configurations allant de deux embarcations d'intervention avec une plateforme hélicoptère ou quatre embarcations, ou encore deux embarcations et des modules de logement pour un peloton d'intervention. Toutes ces configurations sont modulaires et adaptables en quelques heures.


L OPV 175 (© : PIRIOU)


Le MOPV 8000(© : PIRIOU)


Le MOPV 6000 (© : PIRIOU)


Les clients étatiques sont aussi, de plus en plus, à la recherche de prestations globales, couvrant la réalisation mais aussi l'entretien et la maintenance...

Au-delà de la construction des navires, on voit se multiplier aujourd'hui les appels d'offres pour des prestations complètes intégrant construction et MCO : en France celui des BSAH ou celui des patrouilleurs en remplacement des P400, et à l'étranger celui du programme des garde-côtes saoudiens par exemple. Encore une fois, les perspectives sont intéressantes pour ceux qui sauront assurer un service global. Et dans le cadre de ce service, le MCO monte en puissance dans les demandes que nous recevons. C'est devenu notre quatrième métier, aux côtés de la construction, de la réparation et de l'ingénierie, dont le poids justifie que nous créions une filiale dédiée. Ce métier est à la fois un complément et un prolongement de nos activités de construction, de réparation et d'ingénierie navale.
La branche MCO de Piriou verra donc le jour début 2012 en tant qu'entité autonome dont la direction sera chargée d'assurer le développement autour des marchés déjà identifiés mais surtout d'en développer de nouveaux, notamment à l'étranger. Ainsi, notre client précurseur qu'est le SSF ne sera plus seul et l'on évitera non seulement une situation de dépendance qui pourrait être dangereuse, mais on mutualisera des moyens, et donc des coûts, pour participer aux efforts budgétaires de la marine française.

Comment vous positionnez vous par rapport aux autres industriels français ? N'êtes vous pas un « joueur de plus » sur un marché domestique déjà bien pourvu en chantiers constructeurs ?

Faire comme les autres, après les autres, ne mène nulle part. Nous le ferions moins bien et cela ne ferait que créer de la concurrence stérile. Nous avons donc décidé de nous internationaliser autour des 3 métiers et de miser sur nos spécificités. Nous sommes les seuls, avec nos amis de DCNS, à pouvoir offrir une « offre globale métiers » à ces clients exigeants que sont les acteurs de la Défense et les seuls à pouvoir le faire à l'échelle internationale grâce à nos chantiers à l'étranger.
Piriou se positionne donc différemment, de ce point de vue, mais aussi de manière complémentaire à l'offre proposée par les autres chantiers français acteurs du secteur de la Défense. Mais nous sommes modestes et réalistes car chaque chantier a ses produits et son expérience. Nous sommes donc dans la position du challenger, puisque sans référence encore en matière de construction de « bateau gris ».

Vous semblez néanmoins relativement confiant...

Ce n'est pas la première fois que nous pénétrons un nouveau marché et cela ne nous fait pas peur. D'autant que les lignes bougent beaucoup à l'initiative des donneurs d'ordres. En effet, ces derniers imposent des réductions du coût de possession de leurs navires et demandent donc de nouvelles solutions sur toute la durée de vie des navires, de la conception à la déconstruction.
Si, par conséquent, la Marine Nationale et la DGA nous jugent dignes de leur confiance, c'est le seul critère qui compte pour moi. Par ailleurs, je crois que seule la conjugaison des forces des chantiers français permettra de se positionner sur certains appels d'offres français ou internationaux. En effet, aucun de nous, individuellement, ne peut tout faire, vite et bien. Il faudra donc essayer de bâtir des partenariats ponctuels voire structurels, ce qui, je crois, sera de plus bien perçu des pouvoirs publics français. En tous cas, nous ne « polluerons » en aucun cas les actions commerciales des uns ou des autres et si nous présentons notre candidature à des appels d'offres, ce sera parce que le client aura jugé que c'est une bonne idée.

Cette diversification sur la Défense et l'international doit aussi permettre de renforcer votre groupe et, on l'imagine, avoir des retombées en termes l'emploi et de maintient des compétences...

En parallèle de l'intérêt du client c'est celui de mes actionnaires et de mes salariés qui m'importe aussi, bien évidemment ! Car n'oublions pas que derrière ces belles expériences internationales, nos 1000 collaborateurs sont tous les jours sur le pont. Au-delà, l'Interprofession du Port de Concarneau, dont nous faisons partie et qui pèse plus de 1000 emplois directs en Finistère, est un vivier de compétences précieux dont je ne peux que souhaiter l'accompagnement durable. Par conséquent, pour assurer l'avenir de ce pôle industriel, il ne faut pas négliger de tels marchés dont la forte valeur ajoutée répond parfaitement à notre savoir-faire et représente des perspectives importantes à l'exportation.
En conclusion, je dirais que notre « politique des petits pas » pour pénétrer les marchés de Défense nous a permis de nous faire une place dans le secteur exigeant du MCO en créant un climat de confiance propre à aller plus loin . Aujourd'hui, nous sommes donc prêts à passer à l'étape suivante, c'est-à-dire à construire des navires, en France comme à l'étranger, grâce à des géographies aux coûts compétitifs qui, couplées à nos désormais quatre métiers, permettent d'offrir aux armateurs de solutions globales au meilleur prix.