Piriou livre la barge guadeloupéenne Caribdésir II

Dossier(s) : Piriou

Le chantier Piriou de Concarneau vient de livrer le Caribdésir II à la compagnie guadeloupéenne Transport Maritime des Dépendances (TMDD). Fondée et dirigée par Alex Tinedor, cette société basée à Pointe-à-Pitre est un client historique de Piriou, qui a déjà réalisé trois barges pour son compte, les Caribdésir (34 mètres, 1969), Gwo Ka’ (39 mètres, 1998) et Transud’ (39 mètres, 2006). En avril dernier, le constructeur breton avait annoncé la commande, par TMDD, d’une nouvelle unité, qui a été mise à flot en octobre à Concarneau. Plus grande que ses aînées, la barge Caribdésir II mesure 49.9 mètres de long pour 11 mètres de large. Armé par un équipage de 4 personnes, ce bateau disposant d'une rampe de débarquement présente un port en lourd de 350 tonnes, avec 300 m² de surface de chargement et une capacité d’emport de 300 tonnes de fret en pontée.

 

La Caribdésir II quittant Concarneau (© : PIRIOU)

La Caribdésir II quittant Concarneau (© : PIRIOU)

 

La Caribdésir II quittant Concarneau (© : PIRIOU)

La Caribdésir II quittant Concarneau (© : PIRIOU)
 

 

Doté d’une coque en acier et de superstructures en aluminium, le Caribdésir II est équipé de deux moteurs diesels d’une puissance unitaire de 492 kW lui permettant d’atteindre la vitesse de 10 nœuds. Cette nouvelle barge va permettre à TMDD de développer ses activités sur la desserte des îles de l’archipel guadeloupéen (Marie Galante, les Saintes, la Désirade) au départ de Pointe-à-Pitre. Le Caribdésir II a quitté Concarneau le 27 novembre et doit rejoindre les Antilles par ses propres moyens, à l’issue d’un voyage de trois semaines.

Alors que secteur de la construction navale est marqué par une concurrence acharnée, la réalisation de cette barge, qui n’est pas un bateau très complexe, constitue un beau tour de force pour le chantier concarnois. « Ce projet symbolise bien le fait qu’en répondant parfaitement aux demandes des clients souhaitant des solutions sur mesure, et en les accompagnant dans leur métier d’armateurs dans une relation durable, la construction navale française a encore de bonnes cartes à jouer », souligne Pascal Piriou.

 

La Caribdésir II quittant Concarneau (© : PIRIOU)

La Caribdésir II quittant Concarneau (© : PIRIOU)