Quand les Arsenaux prennent la haute mer

Dossier(s) : DCNS
Après « De l'Arsenal à l'Entreprise », qui était revenu sur le changement de statut de la Direction des Constructions Navales, un nouveau livre, intitulé « Quand les Arsenaux prennent la haute mer », vient de paraître aux éditions Albin Michel. L'ouvrage raconte ce qui a constitué un défi : réussir la transformation d'un service de l'administration en une société industrielle rentable, sans en détruire le tissu humain et en l'installant en tête de son secteur en Europe. Ce groupe s'appelle aujourd'hui DCNS et constitue le seul pôle industriel mondial capable, comme ses homologues américains, de réaliser sous-marins nucléaires et porte-avions, sans oublier bien entendu les unités de plus faible tonnage mais aussi particulièrement complexes : frégates, corvettes et sous-marins conventionnels.
De la naissance des arsenaux, il y a trois siècles, au mariage avec Thales, l'an dernier, « Quand les Arsenaux prennent la haute mer » décrit l'aventure industrielle et humaine de l'entreprise. Une aventure racontée par ceux qui ont porté et vécu le changement, qu'il s'agisse de cadre dirigeants, de chefs d'équipes, d'ingénieurs, d'ouvriers et de représentants du personnel. On y découvre, notamment, les coulisses de l'opération Convergence, du cabinet de Michel Alliot-Marie aux sièges de DCN et Thales, en passant par la bataille livrée par les syndicats, hostiles au rapprochement avec l'électronicien. Ce livre revient aussi sur la profonde mutation engagée dans le fonctionnement d'une entreprise libérée du carcan administratif, et qui joue aujourd'hui le jeu de la rationalité économique, approche totalement inconcevable du temps de l'administration. Mais, si DCNS constitue à ce jour ce qu'on peut considérer comme un exemple en matière de réforme de l'Etat, les défis auxquels elle est confrontée demeurent importants. Entre réduction des commandes de l'Etat et concurrence de plus en plus vive sur la scène internationale, l'entreprise s'efforce depuis cinq ans de s'armer au mieux pour affronter la tempête.
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QUAND LES ARSENAUX PRENNENT LA HAUTE MER

Jean-Jacques Crosnier, Hughes Verdier,

Editions Albin Michel, 2008.
Prix : 16 euros.