Un navigateur français sauvé par un navire de croisière en mer de Tasmanie

Dossier(s) : Sauvetage et services maritimes

Un heureux et presque inespéré dénouement pour le navigateur en solitaire Alain Delort. Ce dernier, parti du port du Crouesty (Morbihan) en octobre pour un tour du monde à bord d’un voilier de 10.9 mètres de long, a été sauvé après trois jours passés à bord de son embarcation de sauvetage en mer de Tasmanie. Il a été retrouvé par l'Orion II, qui s’est dérouté alors qu’il revenait d’une croisière d’exploration dans les îles sub-antarctiques australiennes Macquarie. Le navigateur breton,  qui avait dû quitter son voilier après que celui-ci ait démâté dans une mer déchaînée, avait été repéré par un avion Hercules C-130 envoyé par les secours australiens. Durant 72 heures, des moyens aériens se sont relayés sur zone pour lui larguer des vivres et le soutenir en attendant l’arrivée de l’Orion II. 

Le navire de 88 mètres et 50 cabines, qui n'est autre que l'ancien Renaissance IV construit au début des années 90 en Italie et exploité depuis 2011 par Orion Expedition Cruises, a affronté lui aussi une mer extrêmement forte pour rejoindre le naufragé. Le commandant de l’Orion II craignait même que la houle soit trop sévère pour mettre une embarcation à l’eau. Mais, finalement, l’équipage est parvenu à localiser puis à ramener Alain Delort à bord. Le médecin du navire, qui l’a examiné, l’a trouvé en très bonne condition physique après cette épreuve. Une belle histoire que toute la planète a pu suivre en direct sur les réseaux sociaux puisque les passagers de l’Orion II ont posté heure par heure les nouvelles de la progression du navire et du sauvetage du marin français.
 
 
 
L'embarcation de sauvetage d'Alain Delort (DROITS RESERVES)
 
 
Le sauvetage (DROITS RESERVES)
 
 
Le sauvetage (DROITS RESERVES)
 
 
A bord avec les chefs d'expédition de l'Orion II (DROITS RESERVES)