VN Partisan : Un couteau suisse pour l’entrainement des marins

Dossier(s) : Marine nationale V.Ships

Cela fait un an et demi que la Marine nationale utilise, à partir de Brest et Toulon, deux navires civils adaptés aux besoins d’entrainement de ses différentes unités. Il s’agit du VN Rebel, en Méditerranée, et du VN Partisan, en Atlantique. De passage à Brest, nous avons pu nous rendre à bord de ce dernier et mesurer l’étendue des évolutions qu’a connues ce bateau depuis qu’il est au service des militaires, tout en prenant connaissance de l’incroyable diversité de missions qui lui sont confiées. Racheté comme le VN Rebel par V.Navy, filiale de V.Ships France, le VN Partisan est un ancien navire de travaux offshores long de 78.9 mètres pour une largeur de 15.2 mètres. Construit en 1977, l’ex-Vos Prince a été racheté l’an dernier par V.Navy à la société néerlandaise Vroon. Arrivé en février 2011 à Brest, le navire a subi d’importantes transformations pour répondre aux besoins de la Marine nationale. Derrière la passerelle, un vaste pont a, ainsi, été aménagé pour recevoir différents équipements (embarcations, torpilles et mines d’exercice…), manutentionné grâce à deux grues d’une capacité de 6 tonnes et 500 kilos couvrant toute la plage de manoeuvre. Très grande et abritée, puisque désormais surmontée par une plateforme hélicoptère, la plage arrière accueille aujourd’hui des installations de remorquage et de mise à l’eau d’engins, avec une capacité de 3000 mètres de câble et une grue de 2 tonnes.

 

  

Embarquement d'une torpille d'exercice (© : V.NAVY)

Embarquement d'une torpille d'exercice (© : V.NAVY)

 

Torpille d'exercice (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Torpille d'exercice (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Mines d'exercice <em>(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)</em>

Mines d'exercice (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le pont derrière la passerelle (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Le pont derrière la passerelle (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le pont couvert sous la plateforme (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Terrain d’exercice pour commandos

 

L’adaptation du VN Partisan a été réalisée, l’an dernier, par le chantier Damen Brest Shiprepair, qui s’appelait alors Sobrena. Très lourds, les travaux ont porté sur la mise en place de nouveaux équipements, mais aussi des ajouts structurels. Ont, ainsi, été installés une plateforme hélicoptère pouvant supporter une machine de 11.5 tonnes et un module de combat en milieu clos, constitué d’un ensemble de conteneurs abritant la passerelle aviation et des espaces où les commandos marine peuvent s’entrainer à la reprise de vive force d’un navire.

Le pont couvert sous la plateforme (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le VN Partisan (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Le VN Partisan (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

La cloison d'abordage (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

La cloison d'abordage (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Commandos marine (© : MARINE NATIONALE)

 

Commandos marine (© : MARINE NATIONALE)

Commandos marine (© : MARINE NATIONALE)

 

Commandos marine (© : MARINE NATIONALE)

Assaut de Commandos marine sur le VN Partisan (© : MARINE NATIONALE)

 

Les forces spéciales françaises sont, d’ailleurs, des habitués de ce bateau, sur lequel elles s’entrainent aux assauts en mer, qu’il s’agisse d’un abordage par embarcations rapides ou de raids héliportés. Sur bâbord, une cloison d’abordage a d’ailleurs été spécialement installée pour permettre aux commandos de s’exercer à monter à bord d’un navire, avec plusieurs hauteurs de coque et donc de niveaux de difficulté pour le franchissement. Au cœur du module de combat, les militaires s’entrainent également à la progression en milieu clos. Les impacts de balles de peinture et les restes d’explosions de grenades factices témoignent de ces exercices qui, à l’instar de la réalité, peuvent être très musclés. Les hommes se retrouvent ainsi dans un espace sonorisé et scénarisé qui peut être semé d’embuches et de pièges. Ici un tireur embusqué en haut d’une échelle, là un ennemi caché dans une fausse cabine, prêt à ouvrir le feu dès que la porte s’ouvre… L’intérieur du VN Partisan sert également à ces exercices de progression, qu’il s’agisse des coursives ou de l’ancienne cale abritant les cuves qui servaient autrefois à cimenter les puits de pétrole.

 

Assaut de <em>Commandos marine sur le VN Partisan </em>(© : MARINE NATIONALE)

Reprise de vive force du VN Partisan  (© : MARINE NATIONALE)

 

Commandos marine sur le VN Partisan

Reprise de vive force du VN Partisan (© : MARINE NATIONALE)

 

Reprise de vive force du VN Partisan  (© : MARINE NATIONALE)

Reprise de vive force du VN Partisan (© : MARINE NATIONALE)

 

Reprise de vive force du VN Partisan (© : MARINE NATIONALE)

Tireur fictif dans le module de combat  (© : MER ET MARINE - VG)

 

Reprise de vive force du VN Partisan (© : MARINE NATIONALE)

Tireur fictif dans le module de combat (© : MER ET MARINE - VG)

 

Tireur fictif dans le module de combat  (© : MER ET MARINE - VG)

Tireur fictif dans le module de combat (© : MER ET MARINE - VG)

 

Tireur fictif dans le module de combat (© : MER ET MARINE - VG)

Echappées dans le module de combat (© : MER ET MARINE - VG)

 

Tireur fictif dans le module de combat (© : MER ET MARINE - VG)

Coursive à bord du VN Partisan (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

Echappées dans le module de combat (© : MER ET MARINE - VG)

Les anciennes cuves à ciment (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

Coursive à bord du VN Partisan (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Les machines (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

Les anciennes cuves à ciment (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Ballots de drogue fictifs (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

Obtenir des situations aussi réalistes que possible

 

Mais les commandos ne sont pas les seuls à utiliser le navire pour des scénarios d’assaut maritime. Le bateau sert de support à bien d’autres exercices. Ainsi, il est utilisé par les équipes de visite de la marine pour s’entrainer à l’inspection d’un navire, de la vérification de sa conformité à la règlementation jusqu’à la recherche d’armes ou de drogue. « En liaison avec l’état-major, nous conditionnons le navire pour répondre aux spécificités des exercices, avec pour objectif que cela soit le plus réaliste possible. Nous sommes par exemple amenés à cacher à bord des armes inertes, ou des faux ballots de drogue, que les équipes de visite vont devoir retrouver en fouillant le bâtiment. Les équipes de visite peuvent aussi mener des enquêtes de pavillon et détecter des cas non conformes, comme par exemple une fausse liste d’équipage, alors que tous les marins parlent anglais, comme c’est le cas dans la réalité », explique Xavier Genin, directeur général de V.Navy.

 

Les machines (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Un NH90 appontant sur le VN Partisan (© : MARINE NATIONALE)

 

Ballots de drogue fictifs (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Un NH90 appontant sur le VN Partisan (© : MARINE NATIONALE)

 

 

Un NH90 appontant sur le VN Partisan (© : MARINE NATIONALE)

NH90 près du VN Partisan (© : MARINE NATIONALE)

 

 

Plus de 2000 appontages au service de toutes les forces armées

 

Pour cela, le VN Partisan compte un équipage d’une douzaine de marins, emmenés par les commandants Ruz et Kerlau, officiers de la Marine marchande. « Les militaires sont intéressés de travailler sur un navire civil car, pour eux, c’est plus réaliste, par exemple pour un exercice de visite ».  Puis, en fonction des missions, des spécialistes viennent s’ajouter à l’équipage. Il peut, par exemple, s’agir d’anciens commandos, qui ont travaillé dans le domaine de la lutte contre la piraterie et apportent leur expertise pour améliorer le réalisme des exercices. De même, le VN Partisan embarquera une équipe aviation lorsqu’il est utilisé par les militaires pour des entrainements et qualifications à l’appontage de pilotes d’hélicoptères de la marine, mais aussi de l’armée de Terre, de l’armée de l’Air et de la Gendarmerie nationale). Doté de tous les équipements nécessaires aux manœuvres aviation diurnes et bientôt nocturnes, le VN Partisan est très sollicité et reçoit sur sa plateforme de nombreux hélicoptères des forces armées françaises. Ainsi, depuis sa mise en service au profit de la marine, il y a un an et demi, le navire a dépassé le cap des 2000 appontages, le record ayant été pour le moment de 194 « touch and go » en une seule journée !  « Nous avons une équipe spécialisée, avec un officier de quart aviation, un chien jaune, des personnels de pont d’envol et des pompiers, comme sur un bâtiment de la marine nationale, et les procédures comme les équipements sont analogues, avec par exemple une grille d’appontage sur le pont. Le but est vraiment de se retrouver dans les mêmes conditions que sur un bâtiment militaire ». Au-delà des appontages, la plateforme sert également aux entrainements VERTREP de transferts de charges lourdes, ainsi qu’aux hélitreuillages d’hommes et de civières dans le cadre des entrainements aux missions de sauvetage en mer.

 

Un NH90 appontant sur le VN Partisan (© : MARINE NATIONALE)

Le commandant Ruz à la passerelle (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

NH90 près du VN Partisan (© : MARINE NATIONALE)

La partie arrière de la passerelle (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

Le commandant Ruz à la passerelle (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Le PC Aviation (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

La partie arrière de la passerelle (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Le PC Aviation (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

Le PC Aviation (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

NH90 sur la plateforme hélicoptère du VN Partisan (© : MARINE NATIONALE)

 

 

Le PC Aviation (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

NH90 sur la plateforme hélicoptère du VN Partisan  (© : MARINE NATIONALE)

 

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Hélicoptère de l'armée de l'Air sur le VN Partisan (© : V.NAVY)

NH90 sur la plateforme hélicoptère du VN Partisan (© : MARINE NATIONALE)

Hélicoptère de l'armée de l'Air sur le VN Partisan (© : V.NAVY)

 

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Hélicoptère de l'armée de Terre sur le VN Partisan (© : V.NAVY)

 

Assistance technique et lutte contre les sinistres

 

Le VN Partisan peut, aussi, jouer le rôle d’un navire en détresse, qui nécessite une assistance technique, un scénario auquel sont souvent confrontés les marins ou les équipes d’évaluation déployées sur les bateaux en difficulté. L’équipage va, alors, simuler des avaries, par exemple de propulsion, ou encore déclencher des fumigènes pour plonger les « stagiaires » dans un environnement proche de celui prévalant lors d’un incendie, où il faut progresser dans des coursives étroites sans visibilité et avec des tenues de pompiers, dont le masque à oxygène pour respirer malgré la fumée. Ce type d’exercice est d’ailleurs valable pour une intervention sur un navire civil, mais aussi dans le cadre de la formation et l’entrainement à la lutte contre les incendies qui reçoivent tous les marins. Il présente notamment l’avantage de plonger les équipes dans un environnement différent de celui qu’ils connaissent habituellement sur les bateaux gris, ce qui les obligent à s’adapter et se reconfigurer.

 

<em>NH90 sur la plateforme hélicoptère du VN Partisan  (© : MARINE NATIONALE)</em>

Exercice à la lutte contre un sinistre (© : V.NAVY)

 

Un navire à protéger coûte que coûte

 

 Le VN Partisan se prend aussi, régulièrement pour d’autres bateaux. Un jour simple cargo, le lendemain porte-avions, le bateau, dans sa fonction de plastron, a par exemple simulé lors de deux exercices de lutte contre la pollution un tanker accidenté dont les soutes libéraient en mer des hydrocarbures. Il fait aussi office, lors de nombreux entrainement, de navire précieux (par exemple un porte-avions ou bâtiment de projection et de commandement) à protéger, par exemple contre une action terroriste ou une attaque de pirates. L’objectif des militaires embarqués est, alors, de défendre coûte que coûte le bâtiment contre une menace. Dans le cadre de ces exercices, en plus des moyens de la marine, le V.Navy met également en œuvre, depuis le VN Partisan, différents matériels, comme des jets-skis (moto-marines) ou encore des semi-rigides de type ZH 930, proches des embarcations des commandos et capables d’atteindre la vitesse de 45 nœuds.

 

NH90 sur la plateforme hélicoptère du VN Partisan  (© : MARINE NATIONALE)

Moyens nautiques du VN Partisan (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Moyens nautiques du VN Partisan (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Ces moyens sont conduits par des équipes de V.Navy. Il peut donc s’agir de protection directe, depuis le bateau, dans le cadre de la lutte contre les menaces asymétriques, mais il s’agit aussi de la protection offerte par des bâtiments d’escorte. Le VN Partisan peut, ainsi, jouer le rôle d’une unité précieuse devant être protégée par une frégate contre un raid aérien ou une menace sous-marine. Dans ce cas, un sous-marin nucléaire d’attaque tente de détecter le bâtiment et  le détruire, malgré la présence d’unités défensives, un entrainement en conditions réelles très appréciable tant pour l’attaquant que pour le défenseur, les fameuses forces « rebelles » ou « partisanes », qui ont donné leurs noms aux deux bateaux de V.Navy.  

 

Hélicoptère de l'armée de l'Air sur le VN Partisan (© : V.NAVY)

Entrainement à la protection d'un navire (© : V.NAVY)

 

Hélicoptère de l'armée de l'Air sur le VN Partisan (© : V.NAVY)

Le VN Partisan jouant le rôle de navire en difficulté (© : MARINE NATIONALE)

 

Hélicoptère de l'armée de Terre sur le VN Partisan (© : V.NAVY)

Le VN Rebel à Toulon (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Mise en œuvre de bruiteurs et de cibles aériennes

 

Le VN Partisan a, également, la capacité de remorquer un bruiteur, qui simule le bruit d’un bâtiment afin d’entrainer les frégates de lutte anti-sous-marine. De même, le bateau peut remorquer des cibles flottantes sur lesquelles les bâtiments militaires engagent leur artillerie. Et il intervient aussi dans les exercices de lutte antiaérienne grâce à la mise en œuvre de cibles. Celles-ci sont de deux types : La Banshee, dotée d’un réacteur et capable d’atteindre la vitesse de 135 m/s 486 km/h), et la Snipe, plus petite et propulsée par une hélice à la vitesse de 45m/s (162 km/h). La première servira plutôt aux entrainements impliquant la mise en œuvre (fictive) de missiles et la seconde les tirs antiaériens des pièces d’artillerie. Les deux types de cibles sont mis en œuvre depuis la plateforme hélicoptère, au moyen de rampes, depuis lesquelles elles sont catapultées. Une partie des conteneurs du module de combat peut, quant à elle, servir au stockage des engins.

 

Exercice à la lutte contre un sinistre (© : V.NAVY)

Cibles flottantes (© : V.NAVY)

Moyens nautiques du VN Partisan (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Tir d'exercice au canon de 100mm sur une frégate (© : MARINE NATIONALE)

 

Moyens nautiques du VN Partisan (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Cible Banshee sur sa catapulte (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Entrainement à la protection d'un navire (© : V.NAVY)

Cible Banshee sur sa catapulte (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Le VN Partisan jouant le rôle de navire en difficulté (© : MARINE NATIONALE)

La plateforme hélicoptère (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Le VN Rebel à Toulon (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Cible Banshee sur sa catapulte (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Cibles flottantes (© : V.NAVY)

Cibles Snipe sur le VN Partisan (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Tir d'exercice au canon de 100mm sur une frégate (© : MARINE NATIONALE)

Récupération après un entrainement d'une cible Snipe (© : V.NAVY)

 

Dans un tout autre genre, le VN Partisan intervient régulièrement pour mouiller et récupérer des mines fictives ou repêcher des torpilles d’exercice. Et on le retrouve aussi dans des actions de remorquage, soit pour entrainer les remorqueurs de haute mer (RHM), les remorqueurs d’intervention, d’assistance et de sauvetage (RIAS) et les bâtiments de soutien, d’assistance et de dépollution (BSAD), ou bien les bâtiments de combat, qui doivent être capables, en cas d’urgence, de prendre l’un des leurs en remorque. Le VN Partisan intervient, enfin, pour les entrainements à la manœuvre, par exemple les accostages, en accueillant des chefs de quart de la Marine nationale, officiers venant par exemple de passer et une longue période à quai et ayant besoin de se refaire la main avant d’embarquer sur un bâtiment.

 

 

Cible Banshee sur sa catapulte (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le VN Partisan dans la base navale de Brest (© : MARINE NATIONALE)

 

Economiser le potentiel des unités de combat

 

C’est donc un spectre de missions extrêmement vaste que couvre le VN Partisan, premier navire du genre en Europe. Pour la Marine nationale, l’intérêt est évident puisque le recours à ce navire plastron, au travers d’un contrat de service, permet d’économiser le potentiel des unités de combat, dont le coût de fonctionnement est très coûteux pour simplement servir de support aux entrainements ou qualifications aux appontages. Les frégates ou autres navires militaires, dont le nombre est limité, peuvent, dès lors, se concentrer sur les missions opérationnelles. Depuis sa mise en place en septembre 2011, le concept semble en tous cas fonctionner. « Les retours sont très bons, les marins sont sensibles à notre disponibilité et l’enthousiasme de l’équipage à participer aux entrainements. Grâce à l’aspect couteau suisse du VN Partisan et sa reconfiguration très facile, nous pouvons donner des plages de travail très bonnes dans l’agenda des unités », explique François Hurel, directeur des opérations de V.Navy en Atlantique, manifestement satisfait du travail accompli : « Notre volonté est de coller au maximum aux besoins de la marine. Nous sommes au service des forces opérationnelles, ça se voit et le client est satisfait ».

 

 

Cible Banshee sur sa catapulte (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 L'équipage du VN Partisan (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

La plateforme hélicoptère (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le VN Partisan (© : MICHEL FLOCH)

 

Compléter l’activité du navire avec de nouveaux contrats

 

A Brest, le VN Partisan ne chôme donc pas mais il n’est pas, pour autant, mobilisé en permanence. V. Navy cherche donc à compléter son activité au service de la marine avec d’autres contrats, pas forcément d’ailleurs dans le domaine de l’entrainement. Ainsi, cette année, il a été retenu par DCNS pour mener à bien la qualification de l’ensemble du nouveau système de détection sous-marine (sonar de coque et sonar remorqué) de l’Aquitaine, tête de série des frégates européennes multi-missions (FREMM), dont la livraison est prévue d’ici la fin de l’année. Le VN partisan va, par ailleurs, tester de nouveaux systèmes d’autoprotection dans le cadre du volet consacré à la sûreté des bateaux civils du programme Navire du Futur. L'objectif de ce projet est de  développer de nouvelles solutions pour améliorer la protection des navires contre les nouvelles menaces, à commencer par la piraterie. Différents équipements vont être essayés à bord, comme des fumigènes, pour lesquels de premiers tests ont été réalisés en mai dernier.

 

Cible Banshee sur sa catapulte (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Essais de fumigène en mai dernier (© : MARINE NATIONALE)

 

Cibles Snipe sur le VN Partisan (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Essais de fumigène en mai dernier (© : MARINE NATIONALE)

 

V.Navy essaye, également, de séduire avec son concept de navire plastron d’autres marines européennes, également confrontées aux restrictions budgétaires et à la nécessité de disposer de moyens d’entrainement polyvalents et peu coûteux.

Dans cette perspective, la société française met en avant une offre globale, dont le VN Partisan (comme le VN Rebel) n’est qu’une partie, certes la plus visible, mais loin d’être l’unique prestation offerte. « Le VN Partisan n’est qu’un de nos outils. Nous pouvons intervenir en mer, mais également à terre, en tirant par exemple les cibles depuis la côte ou en mettant en œuvre nos embarcations rapides et nos moto-marines depuis le littoral. Nous fournissons également, hors du bateau, des personnels pour l’entrainement à l’évacuation de ressortissants. Suivant les scénarios d’entrainement, les prestations comptent d’ailleurs souvent à la fois des volets maritimes et terrestres, le VN Partisan étant un moyen parmi d’autres », précise François Hurel.

 Récupération après un entrainement d'une cible Snipe (© : V.NAVY)