Croisières et Voyages
A la barre de l’Harmony of the Seas
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A la barre de l’Harmony of the Seas

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Avant de vous proposer une immersion complète en croisière à bord de l’Harmony of the Seas, sur lequel nous avons pu passer une dizaine de jours, nous vous emmenons aujourd’hui sur sa passerelle, en compagnie du commandant du navire, Gus Andersson. C’est depuis ce lieu névralgique, dont l’accès est strictement règlementé et que les passagers ne peuvent visiter, que le fonctionnement et la sécurité du plus grand paquebot du monde sont gérés.

Un peu plus large que ses aînés

Long de 362 mètres pour une largeur de 47 mètres à la ligne de flottaison et 66 mètres pour les parties les plus larges de sa superstructure, l’Harmony of the Seas, avec sa jauge de 227.700 GT, est un vaisseau hors normes. Il surclasse nettement tous les autres navires de croisière en service, à l’exception de ses deux aînés, l’Oasis of the Seas et l’Allure of the Seas, que son armateur, la compagnie américaine Royal Caribbean International, exploite depuis 2009 et 2010. Le gabarit est similaire, si ce n’est que le petit dernier de la série est plus large de quelques dizaines de centimètres, lui permettant de décrocher le titre de plus gros paquebot construit jusqu’ici.

 

L'Harmony of the Seas (© RCI)

L'Harmony of the Seas (© RCI)

 

« Une plateforme totalement nouvelle »

Mais, au-delà de ses mensurations, l’Harmony of the Seas, livré le 12 mai dernier par les chantiers STX France de Saint-Nazaire, constitue une véritable évolution par rapport à ses prédécesseurs, qui avaient été commandés en 2006 et ont été réalisés à Turku, en Finlande « Nous avons une dizaine d’années d’écart avec l’Oasis et les technologies ont entretemps évolué ou certaines n’existaient pas. Il y a beaucoup d’améliorations par rapport aux deux premiers navires. Nous avons par exemple de nouveaux radars, de nouveaux systèmes électroniques, de navigation et de sécurité. On voit cette évolution sur les équipements de la passerelle mais aussi dans bien d’autres parties du navire. D’importantes modifications sont notamment intervenues sur la propulsion ou encore la carène qui ont été optimisées pour réduire la consommation énergétique. Ce navire est, en fait, une plateforme totalement nouvelle », souligne Gus Andersson.

 

Le commandant Gus Andersson (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le commandant Gus Andersson (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

De l’électronique de pointe mais une veille humaine indispensable

Dans l’immense passerelle de l’Harmony of the Seas, qui s’étale sur près de 70 mètres, l’espace semble bien vide, ce que vient souligner la présence d’un petit salon un peu perdu avec sa table et ses fauteuils. Au centre, on trouve le poste de pilotage avec l’ensemble des équipements permettant de gérer la navigation et de connaitre en temps réel la situation du navire. Cartes marines électroniques, radar, identification des autres navires croisant dans le secteur, informations météo, communications, plans de sécurité numérique de tous les compartiments, vidéo-surveillance, propulsion… D’ici, l’ensemble du navire peut être contrôlé. L’automatisation très poussée des systèmes a permis de réduire significativement les besoins en personnel. « Deux officiers de quart suffisent en temps normal », explique le commandant. Jumelles en main, et il n’en manque pas en passerelle, des veilleurs complètent l’équipe, assurant une vigilance permanente pour vérifier que la route est bien dégagée. Car, si les radars so

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