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Contrat Novatek: Premier transfert de GNL au terminal méthanier de Montoir-de-Bretagne

Reportage

Contrat Novatek: Premier transfert de GNL au terminal méthanier de Montoir-de-Bretagne

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Mardi 17 avril avait lieu le transbordement de gaz naturel liquéfié (GNL) entre deux méthaniers au terminal Elengy de Montoir-de-Bretagne. Il s’agissait d’un événement important pour l’énergéticien français puisque c’était le premier effectué dans le cadre du contrat Novatek. Ce dernier est un contrat d’approvisionnement à long terme (portant jusqu’au milieu des années 2030) entre Engie d’une part et le russe Novatek d’autre part, partenaire du projet Yamal LNG. Le français doit réceptionner 1 million de tonnes de GNL dans le terminal nazairien de sa filiale Elengy. Plutôt que de stocker le GNL dans ses cuves, la technique choisie est de le transférer directement à un méthanier de la flotte d’Engie pour être redéployé ensuite vers d’autres destinations.

 

Le Christophe de Margerie allant se placer à son appontement pendant l'arrimage du Grace Cosmos ( © ELENGY - FRANCK BADAIRE)

Le Christophe de Margerie allant se placer à son appontement pendant l'arrimage du Grace Cosmos ( © ELENGY - FRANCK BADAIRE)

 

Positionnés en même temps, deux méthaniers géants ont effectué en l’espace de 24 heures le transbordement d’une cargaison de GNL. Il s’agit des Christophe de Margerie (299 mètres de long, 50 de large et 172.000 m3 de GNL), un méthanier brise-glace venant de Sabetta en Russie et le Grace Cosmos (288 mètres de long, 44 de large et 149.700 m3 de GNL), un méthanier classique affrété par Gazocéan (filiale d’Engie). Ils sont tous les deux repartis de Saint-Nazaire mercredi matin.

 

Une opération rondement menée

Arrivés la veille, les deux méthaniers se sont placés arrière contre arrière. Comme cela arrive souvent, le navire donneur transportait plus que le receveur. En l’occurrence, le Christophe de Margerie affiche une capacité de 172.000 m3 de GNL contre seulement 149.700 m3 pour le Grace Cosmos. Le trop-plein a été stocké une nouvelle fois dans les cuves du terminal qui peuvent accueillir en tout jusqu’à 360.000 m3.

Le transfert de gaz entre les deux navires s’est déroulé sans encombre. La technique est désormais rodée à Montoir. D’ailleurs, elle repose avant tout sur les capacités des navires. Les pompes du donneur ont pour vocation d’envoyer le liquide à moins 160 degrés Celsius vers le second navire, qui lui utilise ses pompes pour répartir la cargaison dans ses cuves. Comme l’explique l’ingénieur opération et maintenance Vincent Talet, les installations du navire-receveur sont primordiales dans la rapidité du processus : « Le Grace Cosmos reçoit progressivement le GNL du Christophe de Margerie qui passe dans un réseau du terminal fait de tuyauterie en inox à même de résister aux températures extrêmes du fluide. Les équipages se mettent d’accord par radio pour le débit. Le premier des deux doit dispatcher le GNL dans ses cuves. La limitation du débit tient donc d’abord à ses capacités de traitement à lui ». Heureusement, le Grace Cosmos est un méthanier récent, ce qui permet un échange rapide. Au plus haut point du transfert, le débit aura …

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