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L'Astrolabe entame sa première mission TAAF
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L'Astrolabe entame sa première mission TAAF

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L'Astrolabe vient de mettre le cap vers les mers australes pour sa première mission de surveillance et de patrouille des pêches. Il a appareillé il y a quelques jours de la Réunion après un arrêt technique un peu plus long que prévu suite à son retour, le 28 mars, de sa première saison de ravitaillement des bases antarctiques Dumont d'Urville et Concordia. 

Le détail des travaux menés à la Réunion n'est pas connu précisément mais il s'agissait notamment de militariser le bateau, avec l'installation de son équipement en mitrailleuses, dont les plus lourdes de calibre 12.7 mm. Cette nouvelle configuration va permettre l'admission formelle au service actif de L'Astrolabe, qui, pour mémoire, appartient à l'administration des Terres Australes et Antarctiques Françaises, mais est armé par des équipages de la Marine nationale. Cette dernière, qui en a l'usage 245 jours par an, peut ainsi compenser le désarmement de l'ancien Albatros. L'ASA de L'Astrolabe devrait être prononcée dans les jours qui viennent. 

Le calendrier des missions de patrouille dans les eaux australes n'est pas dévoilé afin de ménager l'effet de surprise, visant notamment des bateaux qui peuvent se livrer à des actions de pêche illicite. Elles devraient néanmoins se dérouler dans le sud de l’océan Indien, vers les archipels de Crozet, Kerguelen et Saint-Paul-et-Amsterdam. L’action de l’Etat en mer dans la zone se concentre beaucoup autour de la pêcherie de légine, poisson convoité et très surveillé en raison de nombreuses tentatives de braconnage.

Un deuxième arrêt technique de l'Astrolabe est prévu avant son retour en Antarctique à l’automne. Il consistera en des « travaux et adaptations issus du retour d’expérience de la première mission Antarctique, notamment le renforcement des moyens de saisinage des équipements et l’amélioration de la protection des zones extérieures exposées aux vagues par mer forte et/ou au froid polaire », précisait-on à l'état-major de la marine en avril. Il s'agira par exemple de couvrir partiellement les passes latéraux, mais aussi semble-t-il d'effectuer des réparations sur les safrans, qui auraient souffert lors des premières navigations dans les glaces. Une intervention qui pouvait néanmoins attendre le passage en cale sèche, prévu cet automne, probablement vers la Tasmanie, d'où le navire effectue la desserte logistique des bases antarctiques. Ce chantier sera supervisé par le Service de Soutien de la Flotte, en concertation avec les TAAF et l’IPEV.

L'Institut polaire Paul-Emile Victor, au profit duquel L'Astrolabe est exploité 120 jours par an, vient d'annoncer le calendrier 2018/2019 du navire. Cinq rotations entre Hobart et Dumont d'Urville, d'une durée de 21 à 30 jours chacune, sont prévues durant l'été austral, entre début novembre et fin février. 

 

TAAF Marine nationale