Vie Portuaire
Le Havre : Sur le chantier de déconstruction du Britannica Hav

Reportage

Le Havre : Sur le chantier de déconstruction du Britannica Hav

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Reportage

Le 20 mars dernier, le cargo Britannica Hav était éperonné par un chalutier belge de 38 mètres, le Deborah. Si ce dernier s’en sortait avec des dégâts limités, ce n’était pas le cas du premier. Enfoncé sur bâbord, le navire de 82 mètres a fini par se retourner complètement du fait d’une importante voie d’eau. Par la suite, une mission périlleuse permettait de ramener la coque, toujours retournée, jusqu’au port du Havre. Depuis, de nouveau à flot dans le bon sens, le vieux cargo voit ses derniers jours au chantier de déconstruction Gardet & De Bezenac Recycling. Arrivée au Havre en 2007, cette entreprise a été rachetée en 2016 par le groupe Baudelet Environnement. Nous vous proposons aujourd’hui de découvrir ce chantier de déconstruction navale et les premières opérations menées sur la coque du Britannica Hav.

 

Le Britannica Hav, remorqué en mars dernier par l'Abeille Liberté (© MARINE NATIONALE)

Le Britannica Hav, remorqué en mars dernier par l'Abeille Liberté (© MARINE NATIONALE)

 

Derniers détails administratifs et traçabilité des matériaux

À la suite de son retour au Havre, le Britannic Hav a été remorqué au quai d'Osaka en attendant de trouver une solution. Finalement, la coque a été retournée à l’aide d’une grue début avril. Il était alors évident qu'elle serait envoyée à la casse. Ne pouvant plus prendre la mer, une déconstruction sur place était la plus plausible. Après avoir réglé des détails administratifs, l’armateur s’est entendu avec l’entreprise de recyclage Gardet & De Bezenac Recycling, dont le site havrais est spécialement dédié à la déconstruction navale. « Sur une coque comme celle-ci, on peut monter à plus de 80% de ferraille recyclable», indique Arnaud Tual, responsable des sites normands du groupe Baudelet Environnement.

 

Le Britannica Hav, lors de son retournement en avril (© FABIEN MONTREUIL)

Le Britannica Hav, lors de son retournement en avril (© FABIEN MONTREUIL)

 

Le bateau a auparavant été inspecté par l'armateur pour mettre à jour l’ensemble des matières présentes à bord. Toutes les données ont été consignées dans le passeport vert du bateau. « Si, lors d’une opération, nous avons un doute sur ce que nous trouvons à bord d’un bateau, nous effectuons une levée de doute. L’objectif est d’avoir une traçabilité complète », explique Arnaud Tual. Une exigence qui rentre en compte dans l’obtention de l’agrément de la Commission européenne pour le démantèlement de navires. Gardet & De Bezenac Recycling fait effet partie des trois industriels français (avec Navaleo, filiale des Recycleurs Bretons dans le Finistère et le Grand Port Maritime de Bordeaux avec Veolia) a détenir cet agrément européen.

 

Le Britannica Hav au chantier Gardet & De Bezenac, la semaine dernière (© MER ET MARINE - MATTHIAS ESPERANDIEU)

Le Britannica Hav au chantier Gardet & De Bezenac, la semaine dernière (© MER ET MARINE - MATTHIAS ESPERANDIEU)

 

Allègement à flot

Une fois le contrat passé, les premiers travaux …

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