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Baromètre Allianz : feu et explosion en tête des risques pour le transport maritime

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Baromètre Allianz : feu et explosion en tête des risques pour le transport maritime

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Quels est le principal risque pour le transport maritime et la marine ? Le feu et l’explosion, répond le groupe d’assurances AGCS (Allianz global corporate & Speciality) qui publie son baromètre annuel des risques 2020.
Cette enquête réalisée fin 2019 couvre 102 pays et 22 secteurs industriels. En tout, 2718 experts ont été consultés pour réaliser ce rapport, selon Allianz. Parmi eux, des clients du groupe, des courtiers, des consultants et experts en risques, des organisations professionnelles… Ces experts ont désigné, chacun dans leur secteur de compétence, les trois risques qui leurs semblent le plus importants, en fonction de la taille des entreprises.

Plusieurs secteurs étudiés

Dans le secteur du transport maritime et de la marine, 110 experts ont été consultés. 39 % d’entre eux ont désigné le feu et l’explosion comme l’un des principaux risques. Viennent ensuite les catastrophes naturelles (34 %), les incidents cyber (31 %), les interruptions d’activité (29 %), puis enfin les évolutions législatives et réglementaires (25 %). Le secteur de la Défense, de l’aviation et de l’espace (95 experts ont répondu) est surtout confronté aux risques de cyber incidents (40 %), d’interruption d’activité (36 %) et de changement de législation (27 %).

Pour l’Oil&Gas (64 personnes interrogées), l’interruption d’activité est la préoccupation majeure (48 %), avant les incidents cyber (39 %), le feu (36 %) et les risques environnementaux tels qu’une pollution (27 %). Enfin, pour les énergies renouvelables (22 experts consultés), l’interruption d’activité se classe premier des risques (50 %), suivi du changement climatique (32 %), du feu (32 %), des incidents cyber (27 %) et des catastrophes naturelles (23 %).

Incidents cyber et changement climatique

A noter qu’à l’échelle de la France, tous secteurs confondus, les incidents cyber se placent en tête des risques (49 %), avant l’interruption d’activité (48 %), le feu (35 %), les catastrophes naturelles (30 %), le rappel de produits (18 %). Suivent encore le changement de législation, les risques politiques et de violence (ce qui s’explique notamment par le mouvement des gilets jaunes et les récents mouvements sociaux), les vols, fraudes et la corruption, la perte de réputation...

Comme en France, les incidents cyber, comme la cybercriminalité, les pannes informatiques ou encore les violations de données, sont le risque numéro 1 dans le monde, alors qu’en 2013, il n’arrivait qu’en 15e position. Ils causent des dommages et des frais de plus en plus élevés aux entreprises, pouvant entraîner poursuites judiciaires et litiges. La violation de données (un incident de sécurité entraînant la fuite de données sensibles, protégées ou confidentielles) est un risque en pleine progression, analyse Allianz, alors que les entreprises collectent et utilisent des volumes de données de plus en plus importants. Elles peuvent aussi être confrontées à de l’espionnage par piratage ou encore à des logiciels d’extorsion (un logiciel malveillant prenant en otage des données personnelles, par exemple) et des attaques par déni de service. Ces attaques peuvent d’ailleurs entraîner un autre risque important : des interruptions d’activité.

Selon le rapport, le changement climatique est une préoccupation croissante. Allianz relève des risques de dégâts matériels, de perte de réputation, d’impacts opérationnels (comme la relocalisation d’installations) ou encore des changements sur les marchés (comme le développement des voitures électriques ou le changement de préférences des consommateurs). Les auteurs estiment que répondre aux enjeux climatiques pourrait coûter 2,5 trillions de dollars dans les dix ans à venir aux entreprises à travers le monde, alors que la pression gouvernementale et de nouvelles législations va se faire de plus en plus prégnante.