Science et Environnement
De l’amiante trouvé à bord du Plastic Odyssey

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De l’amiante trouvé à bord du Plastic Odyssey

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Désagréable surprise, à bord du Plastic Odyssey. L’équipe du projet environnemental a trouvé de l’amiante dans le navire en cours de transformation à Boulogne pour devenir un laboratoire flottant de solutions contre la pollution plastique. Un « contretemps », tempère Simon Bernard, l’un des cofondateurs du projet, qui devrait retarder de quelques semaines le chantier.

Pourtant, « quand nous avons acheté le bateau, on avait des certificats disant qu’il n’y avait pas d’amiante. On a fait les visites réglementaires françaises qui étaient négatives », elles aussi. Finalement, « on a découvert un morceau suspect dans un futur local en travaux qui n’a pas d’utilité pour le moment. Devant le doute, on a fait nous-mêmes des analyses en l’envoyant à un laboratoire et on s’est aperçu que c’était de l’amiante. Par mesure de précaution, on a fait débarquer l’équipage et on a cloisonné les locaux en question », soit une pièce située au pont supérieur sur l’avant du navire ainsi que deux locaux du pont principal, relate Simon Bernard. Depuis, « nous avons fait des mesures d’empoussièrement, pour savoir s’il y avait des fibres d’amiante dans l’air. Elles montrent que c’est très localisé à trois pièces et le reste du navire n’est pas impacté. Il n’y a pas de fibres dans les zones de vie du navire ».

Reste qu’il va falloir faire appel à une société spécialisée pour établir l’ampleur des travaux et ensuite dépoussiérer le navire. Un nettoyage qui devrait prendre deux à trois semaines, espère Simon Bernard. En attendant, Plastic Odyssey, qui devait partir pour Concarneau, même si le choix d’un chantier pour la seconde partie des travaux n’a pas été officialisé, va probablement rester à Boulogne, un port bien abrité, où le bassin n’est pas soumis à l’influence des marées. Une fois dans le Finistère, il faudra s’atteler à la « création de la zone de vie zéro déchet, aménagement des ateliers de transformation et de recyclage du plastique, préparation de l’espace dédié à la fabrication de carburant par pyrolyse et construction d’un nouveau pont », explique Plastic Odyssey. Le calendrier risque d’être serré avant la Conférence de l’ONU sur la préservation des océans qui doit avoir lieu à Lisbonne en juin (si elle est maintenue) et à laquelle voulait participer Plastic Odyssey. Mais pas de quoi remettre en cause l’inauguration prévue pour septembre avant le départ pour un tour du monde.