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Relèves de la marine marchande : des solutions au cas par cas

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Relèves de la marine marchande : des solutions au cas par cas

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Une première réunion entre les syndicats, Armateurs de France, la direction des Affaires maritimes et les représentants du ministère des Transports a eu lieu pour évoquer la situation des marins de commerce français. Avec toujours la délicate question des relèves, alors qu’un certain nombre de navigants se trouvent dans des situations très compliquées, notamment pour ceux bloqués à l’étranger. De nombreuses questions concernent également les quatorzaines mises en place par certains armements et les éventuels tests de dépistage qui permettraient d’identifier les cas et ainsi éviter les quarantaines.

Sur ce dernier point, la réponse de l’administration était prévisible : elle n’est pas en mesure de mettre en place des tests puisque ceux-ci, encore très peu nombreux en France, sont actuellement réservés au personnel sanitaire. Des cas très particuliers, pour des relèves particulièrement difficiles, pourraient éventuellement être examinés en liaison avec le service de santé des gens de mer.

Sur la question des marins bloqués à l’étranger, notamment ceux de la pêche et de l’offshore, l’Etat « prend la mesure de la situation » et indique qu’un travail de coordination avec la direction des Affaires maritimes et Amateurs de France est en cours pour faire remonter les cas problématiques vers les services ministériels. Pour mémoire, le quai d’Orsay a mis en place une cellule de crise qui organise le retour des Français à l’étranger. Le RIF recommande de différer et de réduire au maximum les relèves, étant précisé que le temps d’embarquement peut légalement atteindre 6 mois avant un rapatriement. Lorsque que cela n’est pas possible, le rapatriement des équipages se fera au cas par cas. Des contacts directs avec les ambassades sont possibles.

Au niveau européen, la Commission recommande aux États membres de prendre des mesures pour garantir la libre circulation de tous les travailleurs concernés par les transports internationaux, quel que soit le mode de transport. Elle préconise de lever les restrictions liées au déplacement ou la mise en place de quarantaine obligatoire des travailleurs du secteur des transports ne présentant pas de symptômes. Par exemple, les États membres ne devraient pas exiger que les travailleurs du secteur des transports soient munis d'un certificat médical attestant de leur bonne santé. Cependant, la Commission précise qu’une autorité désignée comme compétente pourra prendre des mesures pour minimiser le risque de contagion.

Une nouvelle réunion entre les partenaires sociaux et l’autorité de tutelle se tiendra le 1er avril.

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