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Le Havre : l’Allure of the Seas et plusieurs autres paquebots refusés

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Le Havre : l’Allure of the Seas et plusieurs autres paquebots refusés

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Dernièrement, les autorités françaises n’ont pas répondu favorablement aux demandes de plusieurs compagnies de croisière, qui souhaitaient pouvoir faire accoster au Havre leurs navires vides de passagers afin de pouvoir organiser le rapatriement des équipages. Ce fut notamment le cas de l’Allure of the Seas, l’un des plus gros paquebots du monde, qui avec ses 1500 personnels s’est vu refuser l’accès au port normand. Heureusement, l’immense navire de la compagnie américaine Royal Caribbean International (un sistership des Harmony of the Seas et Symphony of the Seas sortis en 2016 et 2018 des chantiers nazairiens) a finalement été accepté à Southampton, où il a pu débarquer le gros de son personnel. Il n’a cependant pas pu rester dans le port britannique et a été contraint de reprendre la mer en début de semaine. Depuis, il fait des ronds dans l’eau entre la Bretagne et l’Irlande. D’autres paquebots ont par ailleurs vu leur demande de désarmement à quai refusée au Havre, dont deux unités exploitées par la compagnie allemande Phoenix Reisen : l’Albatros, arrivé cette nuit dans le détroit de Gibraltar et qui fait désormais route vers l’Allemagne. Idem pour l’Amera (ex-Prinsendam) qui remonte actuellement le golfe de Gascogne pour rejoindre la Manche avec pour le moment Bremerhaven pour destination. 

Alors que le gouvernement français a, sauf cas exceptionnel soumis à dérogation, interdit dans un récent décret toute escale de navire de croisière dans les ports nationaux, la Normandie pourrait quand même accueillir quelques petites unités. Ponant a en effet, a-t-on appris, demandé la possibilité de mettre à quai quatre de ses navires dans le port de Caen. Cette hypothèse n’est pas confirmée à ce stade mais la compagnie française, dont les navires battent pavillon tricolore (ils sont immatriculés à Wallis et Futuna) devrait logiquement avoir plus de facilités dans les ports hexagonaux que ses homologues étrangères.

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