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L’US Navy prend enfin livraison du Zumwalt

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L’US Navy prend enfin livraison du Zumwalt

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Pas moins de quatre ans après sa sortie du chantier Bath Iron Works, le destroyer furtif USS Zumwalt (DDG 1000) a été officiellement livré à la flotte américaine le 24 avril. Pour autant, le bâtiment n’est pas encore opérationnel. Une nouvelle phase débute désormais pour la mise au point finale et la qualification de son système de combat, sous la maîtrise d’œuvre de Raytheon. A cet effet, différentes campagnes à la mer sont prévues. « Après avoir parcouru plus de 9000 milles et effectué 100 jours de mer en 2019, nous attendons avec impatience des essais plus agressifs et une validation du système de combat, ce qui conduira à déclarer une capacité opérationnelle initiale », a déclaré le commandant du Zumwalt, Andrew Carlson.

Fruit d’un programme aussi ambitieux que complexe que coûteux, qui a conduit à un processus de livraison en plusieurs phases, le DDG 1000 mesure 185.9 mètres de long pour une largeur de 24.4 mètres et un déplacement de plus de 15.650 tonnes en charge. Ce bâtiment extrêmement furtif et automatisé est armé par un équipage de 329 marins et peut atteindre la vitesse de 30 nœuds. Il est conçu pour mettre en œuvre des missiles de croisière Tomahawk, des missiles surface-air SM-2 MR (éventuellement SM-3 et SM-6 pour la lutte antimissile balistique) et ESSM, ainsi que des missiles anti-sous-marins VLA (Asroc), avec en tout 80 cellules de lancement vertical. S’y ajoutent deux canons de 155mm, deux canons de 30mm et un hangar pour deux hélicoptères ou trois drones aériens.

Ce programme a été marqué par d’importants retards et surcoûts, alors que certains systèmes ne sont toujours pas disponibles, à commencer par les munitions des nouveaux canons de 155mm AGS. Dans l'attente d'une alternative aux obus à longue portée LRAP, le Zumwalt ne peut donc, pour le moment, utiliser son artillerie principale.

En 2011, le coût unitaire des DDG 1000 était annoncé à 3.8 milliards de dollars et même plus de 6.5 milliards pour le premier de série en incluant les frais de conception et de développement. Un coût tellement élevé que le programme, qui devait initialement comprendre 32 destroyers pour succéder aux anciens Spruance, a été réduit aux seuls trois premiers.

Seconde unité de cette classe, l’USS Michael Monsoor (DDG 1001) a rejoint la flotte américaine en janvier 2019 à l’issue de sa livraison constructeur (plateforme/propulsion, sous la responsabilité du chantier BIW, filiale de General Dynamics). Basé comme son aîné à San Diego, le bâtiment poursuit ses essais. Quant au troisième et dernier exemplaire, l’USS Lyndon B. Johnson (DDG 1002), il a été mis à l’eau en décembre 2018 et est toujours en achèvement à flot à Bath.

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US Navy / USCG