Marine Marchande
DFDS : un premier trimestre marqué par l’effet Covid-19

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DFDS : un premier trimestre marqué par l’effet Covid-19

Marine Marchande

Les résultats financiers du premier trimestre du groupe DFDS, publiés le 8 mai, affichent une baisse. L’effet Covid-19 s’est fait sentir. Un article d'Hervé Deiss, de Ports et Corridors

Le bilan du premier trimestre de l’armement danois DFDS reflète les premiers effets de la pandémie de coronavirus. Avec un chiffre d’affaires de 3813 MDKK (510,6M€), l’opérateur ferry voit ses revenus perdre 1,5%. Une baisse légère compte tenu du contexte particulier survenu en Europe avec le confinement décrété par plusieurs gouvernements en raison de la crise sanitaire. « Les flux et le marché du voyage ont été progressivement touchés par la crise sanitaire du Covid-19 en mars », indique le rapport financier du groupe. Le confinement des Européens a ralenti la consommation des ménages et donc les échanges. Sur les trois premiers mois, DFDS a vu son trafic routier perdre 4,8% à 10,07 M de mètres linéaires (ml).

Manche : le double effet Covid et Brexit

En Manche, DFDS a perdu 10% de ses volumes à 4,4 Mml. L’effet Brexit au premier trimestre 2019 a dopé les trafics l’an passé. Un élément qui ne s’est pas reproduit en 2020. Le Covid-19 a été le second effet avec le confinement en France, en Allemagne et dans des pays d’Europe centrale. Le trafic passagers a aussi été impacté cette année. Il perd 21,5% à 367 000 passagers. Une baisse que le groupe attribue au confinement. Les deux premiers mois de l’année ont affiché un volume de passagers en ligne avec celui de 2019.

Méditerranée: une hausse de 1,5%

Dans le sud de l’Europe, DFDS a enregistré un volume fret en hausse de 1,5% à 1,08 Mml. Un score qui aurait pu être encore plus élevé si le confinement n’était pas intervenu. En effet, fin février l’armement danois a totalisé une hausse de 9,5% de son trafic. En méditerranée DFDS assure des lignes pur fret en roulier pour alimenter le marché automobile sud européen. Le confinement et la fermeture des usines automobiles ont eu pour effet d’amener le groupe à réduire la voilure sur ces routes.

Mer du Nord : deux lignes suspendues

En mer du Nord, le trafic fret a augmenté de 0,7% à 3,3 Mml. Cette légère hausse est à mettre à l’actif de la mise en place du nouveau service en juin 2019 entre Göteborg et Zeebrugge. À données constantes, le trafic sur ce bassin perd 6,1%. Une diminution qui tient principalement à un premier trimestre 2019 important. L’an passé, les Britanniques ont constitué des stocks importants en prévision du Brexit devant intervenir le 31 mars. Dès la mi-mars, DFDS a suspendu deux lignes. Elles reliaient Copenhague à Oslo, d’une part, et Amsterdam à Newcastle, d’autre part. Une décision qui tient au confinement en Europe en raison de la crise sanitaire.

Mer baltique : la concurrence rude en Estonie

En Baltique, DFDS a dû faire face à une concurrence importante sur ses lignes avec l’Estonie. Avec 1,1 Mml, l’armement perd 3,9% de son volume transporté. DFDS a perdu une partie de ses espaces loués auprès d’autres armements sur la rotation entre Saint-Petersbourg et Kiel. De plus, en Estonie, la concurrence rude lui a fait perdre des parts de marché au début de l’année. Des parts que le groupe assure avoir repris depuis lors avec la suspension de lignes de ses concurrents. Les autres rotations en Baltique ont perdu du trafic en raison des queues aux frontières entre l’Allemagne et la Pologne. Les routiers ont préféré embarquer directement en Pologne plutôt qu’en Allemagne.

© Un article de la rédaction de Ports et Corridors. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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