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Piriou assure l’ATM d’un pousseur de SNLE
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Piriou assure l’ATM d’un pousseur de SNLE

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Ce n’est pas le chantier du siècle mais on ne parle pas souvent de ces petites unités de servitude de la Marine nationale. Le 29 avril, le pousseur 104 a effectué le court transit entre la base navale de Brest et le quai Est du 5ème bassin du port de commerce, à couple du remorqueur Nividic. Il a ensuite été pris en charge par la société Manuport qui a passé les élingues pour permettre à la grue de la CCI de le hisser sur le quai où il fait l'objet d'un arrêt technique majeur (ATM).

 

(© GERARD LE BRIGAND

(© GERARD LE BRIGAND)

 

Une opération effectuée par Piriou Naval Services, qui assure depuis 2014 le maintien en condition opérationnelle (MCO) d’une centaine de bateaux et engins de la base navale de Brest, de l’Ile Longue, du groupe des plongeurs démineurs de l’Atlantique, du centre d’instruction naval de Brest, de l’école navale à Lanvéoc-Poulmic, ou encore du site brestois de DGA Techniques Navales.

L’ATM du pousseur 104 qui devrait durer environ un mois, ou même plus, la situation actuelle ne permettant pas une très bonne visibilité. Des bâches avaient été disposées au préalable sur le quai afin de recueillir les eaux de nettoyage de la carène, qui va être repeinte. Divers travaux sont également prévus sur l'électricité et la mécanique.

Long de 17.5 mètres pour une largeur de 6.4 mètres et un déplacement de 69 tonnes en charge, le « 104 » fait partie des quatre pousseurs du type PSS 10, construits par l’ancien chantier Leroux Naval de Lorient et mis en service en 1993. Equipés d’un rostre réglable en hauteur, ces bateaux ont été spécialement conçus pour assister les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) du type Le Triomphant, basés à l’Ile Longue.

 

 

(© BERNARD PREZELIN

(© BERNARD PREZELIN)

 

Ils ont succédé dans cette fonction aux anciens PSS 6 réalisés en 1970 pour les SNLE de première génération. Deux d’entre eux ont d’ailleurs été conservés à Cherbourg, notamment pour assurer les manœuvres des sous-marins qui y sont désarmés. Ils servent au profit des nouveaux sous-marins réalisés à la pointe du Cotentin par Naval Group, comme ce fut récemment le cas pour le Suffren. C’est aussi le cas de l’un des quatre PSS 10, le 104, transféré à Cherbourg en 2014. Les trois autres (101, 102 et 104) sont basés à Brest.  

Un article de la rédaction de Mer et Marine et Gérard Le Brigand

Piriou Marine nationale