Marine Marchande
Relèves d’équipages : le secteur demande un effort sur les visas Schengen

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Relèves d’équipages : le secteur demande un effort sur les visas Schengen

Marine Marchande

Ils s’expriment à nouveau conjointement. L’ETF (syndicat européen des ouvriers du transport regroupant de nombreux marins) et l’ECSA (fédération des armements européens) ont adressé des courriers à la Commission européenne et aux Etats membres demandant de délivrer des visas Schengen pour permettre les relèves d’équipages.

Ils demandent à rétablir les liaisons entre l’Europe et le reste du monde afin de permettre aux équipages de rejoindre leurs navires ou d’être rappatriés. « Si les changement d’équipages ne se produisent pas comme prévu, la santé, la sécurité et les bien-être des gens de mer en souffrent énormément », plaident les organisations. Soulignant que des efforts ont été faits pour favoriser les relèves, elles pointent toutefois que les marins venant de pays hors-UE « ne sont souvent pas en mesure d’obtenir le visa dont ils ont besoin pour entrer temporairement sur le territoire Schengen afin de rejoindre ou quitter un navire ». Le problème viendrait de représentations diplomatiques fermées ou « pas pleinement fonctionnelles » et de visas qui ne sont pas « largement disponibles ». L’ETF et l’ECSA pointent des difficultés liées à des retards pris sur les demandes de visas ou pour obtenir un visa lors des passages aux frontières.

Les Etats membres seraient dépassés par le nombre de demande de visas Schengen qui requièrent une procédure lourde avec contrôles biométriques. Ainsi, en vue du rétablissement d’une liaison entre les Amsterdam et Manille, les Pays-Bas ne pourraient traiter plus de 65 dossiers par jour, alors que les deux organisations estiment qu’il faudrait pouvoir en traiter 300.

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