Défense
Futures frégates belgo-néerlandaises : la phase d’études achevée

Actualité

Futures frégates belgo-néerlandaises : la phase d’études achevée

Défense

Alors que la Belgique pilote le programme de renouvellement des moyens de guerre des mines des deux nations, les Pays-Bas, en charge du remplacement des frégates belgo-néerlandaises du type M, ont annoncé la fin des études préliminaires sur ce projet. Elle s’est achevée par la présentation du design des futurs bâtiments, conçus avec le constructeur néerlandais Damen et le groupe d’électronique Thales. La prochaine étape du programme sera la commande des quatre bâtiments (deux pour les Pays-Bas et deux pour la Belgique) qui est prévue en 2021.

Les futures frégates permettront de remplacer les unités du type Karel Doorman encore en service dans les deux flottes : le Van Amstel (1993) et le Van Speijk (1995) pour les Pays-Bas, mais aussi les Léopold Ier (ex-Karel Doorman) et Louis Marie (ex-Willem van der Zann), livrées à la marine néerlandaise en 1991 puis transférées à son homologue belge, où elles sont en service depuis 2007 et 2008.

 

Le Leopold I, l'une des deux frégates belges du type M (© MICHEL FLOCH)

Le Leopold I, l'une des deux frégates belges du type M (© MICHEL FLOCH)

 

Nettement plus grosses (5500 tonnes de déplacement en charge contre 3300), leurs remplaçantes seront prioritairement dédiées à la lutte anti-sous-marine, avec un ensemble sonars et un hélicoptère embarqué NH90 pouvant mettre en œuvre des torpilles (une nouvelle arme sera acquise pour succéder à la Mk 46 américaine actuellement en service). Les bâtiments seront dotés de radars plaques fournis par Thales, un système surface-air à lancement vertical (missiles ESSM Block2), un système RAM, huit missiles antinavire, une tourelle principale et de l’artillerie secondaire, des tubes lance-torpilles et des leurres antimissile et anti-torpille. Mises en œuvre par un équipage de 110 marins, ces frégates pourront embarquer 40 personnels supplémentaires.

A noter que du côté de la guerre des mines, un programme que la Belgique a confié en 2019 à un consortium formé par Naval Group et ECA, un nouveau jalon a été franchi le 23 mai dernier. Il s’agit de la Systems Functional Review qui a permis de valider les études fonctionnelles et d’architecture de l’ensemble des systèmes des futurs navires, qui mettront en œuvre des drones de surface, sous-marins et aériens. En tout, douze bâtiments vont être construits en France, soit six pour la Belgique et six pour les Pays-Bas. La réalisation de la tête de série débutera l’année prochaine en Bretagne.

- voir notre article détaillé sur le programme de guerre des mines belgo-néerlandais

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

Marine belge Marine néerlandaise