Marine Marchande
DFDS va supprimer 650 emplois en Europe

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DFDS va supprimer 650 emplois en Europe

Marine Marchande

Encore une compagnie de ferries qui va sabrer dans ses effectifs. Après le britannique P&O Ferries, qui a annoncé mi-mai son intention de supprimer 1100 emplois, c’est à l’armateur danois DFDS, présent en Europe et en Turquie, d’annoncer des suppressions de postes. Ainsi, 650 emplois vont être supprimés « dans les prochains mois », soit 7.5% de ses effectifs (8600 au total), indique la compagnie dans une annonce intitulée : « DFDS s’adapte aux conditions du marché post Covid-19 ».

DFDS, qui n’a pu être joint par Mer et Marine dans l’immédiat, n’a pas donné le détail des secteurs visés, sinon que 200 suppressions de postes se feraient au Danemark, où se trouve le siège.  «Notre réponse initiale à la Covid-19 a été couronnée de succès. Nous prenons maintenant de nouvelles mesures pour rétablir la croissance et l'efficacité à long terme », a expliqué Torben Carlsen, PDG de DFDS, dans l’annonce. DFDS qui s’engage dans un plan d’austérité compte aussi optimiser certaines activités de sa division logistique et des offres à bord seront simplifiées.

Le trafic passagers en berne

En France, la compagnie exploite huit ferries sur des lignes transmanche, entre Dunkerque et Douvres, Calais et Douvres, ainsi que Dieppe et Newhaven. Cinq sont sous pavillon français (Seven Sisters, Côte des Dunes, Côte des Flandres, Côte d’Albatre et Calais Seaways -les deux derniers sont à l’arrêt depuis avril) et trois britannique (Dover Seaways, Delft Seaways, Dunkerque Seaways). Ces lignes accuseraient un recul de 30% sur le fret et 90% pour le trafic passagers.

Le trafic passagers a beaucoup souffert des mesures de confinement. Par exemple, la ligne Oslo-Frederikshavn-Copenhague n’a rouvert que le 25 juin, avec la réouverture des frontières entre le Danemark et la Norvège, tandis que celle entre Amsterdam et Newcastle est suspendue à l’assouplissement des mesures entre le Royaume-Uni et les Pays-Bas.

Interrogé il y a moins d'un mois sur les conséquences de la mise en place d’une quatorzaine pour les voyageurs, Jean-Claude Charlo, président de DFDS France indiquait à Mer et Marine : « Aujourd’hui, il n’y a pas une ligne qui gagne de l’argent. Nous ne gagnons pas d’argent en ne faisant que du fret. La meilleure des réponses des gouvernements français et anglais : qu’ils ouvrent les frontières et qu’on puisse accueillir les passagers ». Il ne cachait pas que la saison estivale s’annonçait « très mauvaise, encore plus si juillet et août sont impactés. Nous avons pour l’instant 20% de réservation par rapport à l’année dernière avant le 8 juin (début annoncé de la quatorzaine). » Début juin, les embauches de saisonniers avaient été suspendues.

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