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Le Havre : une dernière cargaison de charbon pour la centrale thermique
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Le Havre : une dernière cargaison de charbon pour la centrale thermique

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Une ultime escale de navire minéralier acheminant du charbon destiné à la centrale EDF du Havre s’est déroulée la semaine dernière au môle central du port normand. En provenance de Newport News, aux Etats-Unis, le vraquier Navios Uranus y a déchargé 79.000 tonnes de charbon avant de repartir samedi 26 septembre, cap vers la Russie.

 

(© FABIEN MONTREUIL)

(© FABIEN MONTREUIL)

 

 

Dans le cadre de la politique gouvernementale de réduction des émissions françaises de gaz à effet de serre, la centrale thermique du Havre arrêtera définitivement sa production le 1er avril 2021. Dans cette perspective, un pacte territorial de transition écologique et industrielle a été adopté en janvier dernier afin de compenser l’arrêt de la centrale. Il prévoit l’accompagnement des emplois qui en dépendent aujourd’hui (les 160 personnes travaillant à la centrale doivent par exemple être reclassées au sein du groupe EDF) et le soutien des collectivités et de l’Etat au développement de nouvelles activités sur le territoire, notamment dans le domaine des énergies renouvelables.

 

La centrale du Havre (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

La centrale du Havre (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Entrée en service en 1968, la centrale thermique du Havre. Repérable de loin avec ses deux énormes cheminées en béton culminant à 240 mètres, le site a compté jusqu’à quatre unités de production. Une seule tranche, d’une capacité de 600 MW, est encore en service.  

Autre centrale thermique portuaire à devoir fermer, celle de Cordemais, située entre Nantes et Saint-Nazaire en bord de Loire, devait suivre en 2022. Mais cet autre site qu’EDF souhaite convertir à la biomasse pourrait rester actif jusqu’en 2024, voire 2026 (jusqu’à 500 heures de fonctionnement par an contre 4500 aujourd’hui).  Il s’agit de sécuriser l’approvisionnement électrique du Grand Ouest en attendant la mise en service d’autres sources de production (EPR de Flamanville, centrale à gaz de Landivisiau, parcs éoliens offshore).

 

La centrale de Cordemais (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

La centrale de Cordemais (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Les deux autres centrales à charbon françaises, situées à Saint-Avold (Moselle) et Gardanne (Bouches-du-Rhône), fermeront quant à elles en 2022.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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