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La frégate Latouche-Tréville rentre à Brest après un déploiement en Méditerranée

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La frégate Latouche-Tréville rentre à Brest après un déploiement en Méditerranée

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Hier après-midi, la frégate anti-sous-marine (FASM) Latouche-Tréville a regagné le port de Brest, qu’elle avait quitté le 18 septembre. Le bâtiment achève ainsi un déploiement de deux mois et demi axé sur des missions en Méditerranée. Avec pour commencer une intégration à l’opération européenne Irini, lancée en mars dernier et qui a pour principal objectif de faire respecter l’embargo onusien sur les armes à destination de la Libye. Le Latouche-Tréville, pendant plus d’un mois, a mené de nombreuses interrogations de navires de commerce transitant vers et depuis les ports libyens, plusieurs visites à bord de bateaux suspects ayant été menées. Après avoir quitté Irini, la FASM a continué d’évoluer en Méditerranée. Début novembre, elle a notamment constitué, avec les Forbin et La Fayette un groupe de trois frégates françaises opérant ensemble de manière temporaire en Méditerranée orientale, avec le soutien d’un avion radar E-3F Awacs et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2. Un autre SAG (surface action group) de ce type avait été constitué quelques semaines plus tôt en « Medor », où la France continue de marquer sa présence militaire suite au regain de tension que connait la zone ces derniers mois. Puis, de retour en Atlantique, le Latouche-Tréville a patrouillé au large des côtes françaises avant de rentrer à Brest.

Ultime FASM de la Marine nationale et désormais doyenne des frégates de la flotte française, ce bâtiment, opérationnel depuis 1990, doit rester en service jusqu’en 2022. Loin d’être inactif malgré son âge, le Latouche-Tréville a eu une activité très dense depuis le début de l’année, avec au premier semestre une centaine de jours d’alerte et de rudes navigations en Atlantique pendant la période hivernale. L’activité de la vénérable frégate a également été marquée, cet été, par un ultime embarquement de Lynx avant le retrait du service des derniers hélicoptères de ce type au sein de la flottille 34F (voir notre reportage réalisé à bord à cette occasion).

Le Latouche-Tréville va prochainement bénéficier d’une solide période de maintenance, avec le dernier arrêt technique majeur de sa carrière. Un chantier qui permettra de lui redonner du potentiel pour sa dernière ligne droite opérationnelle. Ce chantier, prévu en début d’année, va également permettre à la frégate de recouvrer sa tête de mât, perdue le 10 janvier dernier au large de Brest. En lieu et place, le même élément, prélevé sur le La Motte-Picquet, unité du même type retirée du service au printemps, va être installé. Cela permettra au Latouche-Tréville de récupérer l’intégralité de ses capacités de guerre électronique, dont son système Saigon (intercepteur radio).

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