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La Touline décroche un agrément « Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale »

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La Touline décroche un agrément « Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale »

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« C’est une reconnaissance, cela valorise ce qui se fait au sein de La Touline ». Anne Le Page, directrice de l’association œuvrant pour accompagner dans leur parcours professionnel les marins et toute personne souhaitant trouver un emploi en lien avec la mer, se félicite auprès de Mer et Marine de l’agrément Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale (ESUS) fraîchement obtenu. Cela vient « valoriser davantage le travail accompli au quotidien par l’équipe de salariés en appui avec les bénévoles ». Cet agrément créé dans le cadre de la Loi relative à l’Economie Sociale et Solidaire de 2014, est « une reconnaissance par l'Etat de l'utilité sociale de notre association », explique La Touline. « Cela signifie que désormais nos actions sont qualifiées comme servant l’intérêt de la société ».

Pour l’obtenir, la structure a déposé un dossier auprès de la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi) Bretagne, qui a examiné si elle remplissait les critères nécessaires. « La Touline répondait déjà à certains critères, en particulier sur la partie financière et comptable », explique Anne Le Page. Equilibre entre les sources de financements, but non lucratif, gouvernance transparente… Autant de critères qui ont été examinés à la loupe et ont pesé dans la balance.

L’agrément a pour but de créer un écosystème favorable aux acteurs de de l’économie sociale et solidaire. Il donne accès au financement de l’épargne solidaire, notamment à l’épargne salariale. «Cela nous ouvre de nouvelles perspectives de financement en touchant un autre secteur, une autre dimension qui n’est pas négligeable : l’économie sociale et solidaire. Il y a un ministère identifié et dédié à cette économie qui représente une part importante de l’économie française », souligne Anne Le Page.

Une année mouvementée

La Touline sort d’une année « bien remplie ». Elle a commencé par le lancement de son appli Touline Jobs, fin janvier 2020, pour mettre en relation employeurs et candidats. Si aucun bilan officiel n’a encore été tiré, « elle fonctionne bien », assure Anne Le Page. « Comme toute nouvelle appli, il a fallu faire des petits ajustements au démarrage. Mais nous avons eu des retours de la part d’employeurs qui ont pu avoir besoin de La Touline Jobs pour recruter et qui ont apprécié l’outil. Ils trouvent ça facile d’accès. Ils apprécient de trouver des candidatures correspondant aux critères demandés ». Néanmoins, « il y a aussi une réalité qui est le marché de l’emploi. La période ne va pas forcément dans le sens des offres, des opportunités d’emploi. Mais globalement on est contents du travail fait et du travail de développement ».

En effet, à partir de mars, la pandémie a secoué l’emploi des marins, dans le transport de passagers notamment, tout en compliquant la revalidation des certificats et l’employabilité des marins avec des plannings « revus et repoussés par des organismes de formation ». « Il y a beaucoup de questionnements, nous devons apporter la bonne information aux candidats et cela va bien nous occuper encore cette année », prévoit la directrice de La Touline.

La crise sanitaire a aussi perturbé l’organisation du salon Pro&Mer qui a dû être annulé en novembre. Néanmoins, Bretagne Pôle Naval, La Touline et la Mission locale de Lorient ont assuré le travail de rapprochement entre les candidats et les offres d’emploi des entreprises qui devaient être présentes.

Au sein de la structure, l’activité a été maintenue en ayant recours au télétravail et elle n’a pas eu besoin d’utiliser des dispositifs d’activité partielle. Mais, « sur le plan financier, nous restons vigilants ». Si l’ensemble des collectivités ont maintenu leur soutien à La Touline, elle a dû avoir recours à un prêt garanti Etat pour maintenir une trésorerie « en attendant le versement d’une subvention qui met un peu plus de temps à venir ».

Pour cette année, La Touline a ouvert un nouveau chantier en préparant une action de sensibilisation au métier de marin. « La période a révélé qu’il n’est pas forcément visible de tous, du grand public. On ne se rend pas compte de ce qu’il apporte, en quoi il contribue à l’économie nationale. La réflexion est de pouvoir le mettre en lumière, non pas vis-à-vis du milieu maritime, mais d’aller vers le grand public. On est en phase de réflexion très avancée pour mettre en place des actions allant dans ce sens ».

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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