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Frégates grecques: la France présente son offre finale

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Frégates grecques: la France présente son offre finale

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Dans le cadre de la compétition internationale pour la modernisation de la composante frégates de la marine hellénique, la France a présenté fin mai son offre finale à la Grèce. Elle porte sur la construction de quatre unités du type FDI, la modernisation des quatre frégates grecques du type Meko 200 HN mises en service entre 1992 et 1998, ainsi que le transfert, dès début 2022, de deux frégates de la Marine nationale : le Jean Bart, datant de 1991 et conçu pour la lutte antiaérienne, et le Latouche-Tréville (1990) spécialisé dans la lutte anti-sous-marine. Il s’agit du « gap-filler » souhaité par la marine grecque, une solution temporaire visant à renforcer immédiatement ses capacités en attendant l’arrivée des nouvelles frégates et la rénovation des Meko (qui sera menée sur place).

 

Frégate grecque du type Meko 200 NH 

Frégate grecque du type Meko 200 NH (© : JEAN-CLAUDE BELLONNE)

 

Une FDI construite en France livrée début 2025 et les trois autres en Grèce entre 2027 et 2029

Naval Group, allié à Thales (très présent en Grèce via sa filiale Hellas) mais aussi MBDA, propose de livrer la première « FDI HN » dès le début de 2025. Cela, en puisant sur la chaine de production des frégates de défense et d’intervention commandées pour la marine française et dont la première unité a été mise en chantier à Lorient fin 2019. Cette tête de série sera livrée à la Marine nationale début 2024 puis, suite à la récente accélération du programme, les deux FDI suivantes seront livrées dès 2025. La seconde dans l’ordre de construction serait donc appelée à rejoindre la Grèce, où les industriels français proposent de réaliser les trois frégates suivantes dans le cadre d’un transfert de technologie permettant de développer la filière navale dans le pays. Naval Group s’engage à ce que ces bâtiments construits localement soient achevés en 2027, 2028 et 2029.

Les caractéristiques des FDI HN

Longues de 121.6 mètres pour une largeur de 17.7 mètres et un déplacement de plus de 4400 tonnes en charge, les FDI HN sont quasiment identiques à la version française, sauf une adaptation des systèmes de communication et quelques équipements différents. Comme leurs homologues françaises, elles comptent un radar multifonctions Sea Fire, un sonar de coque Kingklip Mk2 et un sonar remorqué Captas 4. Pouvant accueillir jusqu’à 150 marins et capables d’atteindre 27 nœuds, avec quatre moteurs diesels MTU de 8000 kW chacun, leur autonomie est de 5000 nautiques à 15 nœuds pour 45 jours d’opération sans ravitaillement.

Côté armement, le bâtiment proposé à la Grèce est équipé de 8 missiles antinavire Exocet MM40 (dont le dernier standard, le Block3c entrera en service en 2022) et un système surface-air doté d’au moins 32 missiles. Sont proposés l’Aster 3

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