Marine Marchande
Avec les Phares et Balises sur le phare de La Vieille

Reportage

Avec les Phares et Balises sur le phare de La Vieille

Marine Marchande

Il y a toujours du clapot dans le raz de Sein. La mer est toujours blanche autour des cailloux qui ceinturent la pointe de la Bretagne. Et des cailloux, il y en a. Tellement que, depuis plus d’un siècle, on en a choisi quelques-uns pour y construire des phares, des tourelles, des balises. Autour des îles du Ponant, Sein, Molène et Ouessant, il y a ces noms devenus presque mythiques dans l’imaginaire maritime et populaire : Ar Men, La Jument, Kéréon, Tévennec, La Vieille… Des tours qui se tiennent en pleine mer, des Enfers comme les nommaient les anciens par opposition aux Paradis, les phares à terre. Trois éclats blancs toutes les 20 secondes ; secteurs blanc, vert et rouge, rythme à occultation en 12 secondes ; feu d’horizon blanc à deux éclats groupés tournants toutes les 10 secondes. Les navigateurs qui s’aventurent dans la redoutable mer d’Iroise apprennent à les reconnaître ces feux qui les guident et qui veillent sur eux.

Et pour veiller sur les phares, il y a des ouvriers et des marins. Ceux des Phares et Balises, l’administration qui s’occupe de toutes les « aides à la navigation » en France. Rien que dans la zone Atlantique-Manche Ouest, il y en a 2700 dont 54 phares, parmi lesquels 22 en mer.  Chaque année, plus de 1500 interventions sont réalisée