Energies Marines
A la découverte de la sous-station électrique du parc de Saint-Nazaire

Reportage

A la découverte de la sous-station électrique du parc de Saint-Nazaire

Energies Marines

Nous vous emmenons aujourd’hui à la découverte du « S34 », la sous-station électrique réalisée par les Chantiers de l’Atlantique pour le premier parc éolien offshore français, développé par EDF et Enbridge sur le banc de Guérande, au large de Saint-Nazaire. Avant son installation en mer il y a quelques jours par le plus grand navire du monde, le Pioneering Spirit, nous avons pu visiter fin juillet cet imposant poste de transformation. Un élément clé du futur champ qui comptera 80 éoliennes de 6 MW et doit être mis en service en fin d’année prochaine.

 

Après le jacket jaune le 15 août, le Pionneering Spirit installant le topside dans la soirée du 18 août (© Parc éolien en mer de Saint-Nazaire | Production CAPA Corporate)

Après le jacket jaune le 15 août, le Pionneering Spirit installant le topside dans la soirée du 18 août (© Parc éolien en mer de Saint-Nazaire | Production CAPA Corporate)

(© Parc éolien en mer de Saint-Nazaire | Production CAPA Corporate)

(© Parc éolien en mer de Saint-Nazaire | Production CAPA Corporate)

(© Parc éolien en mer de Saint-Nazaire | Production CAPA Corporate)

(© Parc éolien en mer de Saint-Nazaire | Production CAPA Corporate)

 

« C’est le centre névralgique d’un champ éolien »

« La sous-station c’est le centre névralgique d’un champ éolien, c’est elle qui permet de récupérer le courant produit par les éoliennes et en élever la tension de 33.000 à 225.000 volts pour lui permettre d’être injecté dans le réseau électrique terrestre. C’est aussi par là que circulent toutes les informations et les données relatives au fonctionnement du parc, transférées au centre de contrôle à terre qui pilote l’ensemble à distance et sera installé à La Turballe. Tout cela se fait de manière complètement automatique, via un réseau sécurisé et redondant. Il n’y a jamais personne à bord, sauf pour des maintenances préventives ou curatives. Les sous-stations électriques sont donc des produits complexes et fortement intégrés qui conditionnent la fiabilité du pilotage et du raccordement », détaille Frédéric Grizaud, directeur d’Atlantique Offshore Energy, la business unit des Chantiers de l’Atlantique dédiée au secteur des énergies marines.

 

Frédéric Grizaud (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Frédéric Grizaud (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le topside et sa fondation de type jacket, ici en juillet, ont été transportés séparement chacun sur une barge vers le site d'assemblage au large de Saint-Nazaire (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le topside et sa fondation de type jacket, ici en juillet, ont été transportés séparement chacun sur une barge vers le site d'assemblage au large de Saint-Nazaire (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Un topside supporté par un jacket

La sous-station se compose de deux éléments réalisés séparément et assemblés en mer : il y a d’abord la partie inférieure, la fondation, et la partie supérieure qu’elle supporte, appelée topside et qui abrite l’ensemble des équipements électriques. La fondation est ici de type jacket. En forme de treillis métallique, cette structure de 44 mètres de hauteur et d’un poids de 1200 tonnes est posée au fond de la mer, sur lequel elle est maintenue par quatre piles enfoncées dans la roche.  Ces piles, dans lesquelles les jambes tubulaires du jacket viennent s’insérer sur une dizaine de mètres, ont

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