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Fincantieri met à flot la première FREMM italienne

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Fincantieri met à flot la première FREMM italienne

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Le Carlo Bergamini, première des frégates italiennes du programme FREMM, a été lancé le 16 juillet aux chantiers Fincantieri de Riva Trigoso. Le bâtiment, dont la construction a débuté en 2008, doit être livré début 2012 à la Marina militare, qui se chargera, aux côtés des équipementiers, des essais et de la mise au point du système de combat et du système d'armes. En chantier depuis 2009, la seconde unité de la série, le Carlo Margottini, est actuellement en achèvement, son assemblage ayant été mené parallèlement à celui de son aînée. Pour l'heure, l'Italie, qui prévoit de se doter de 10 bâtiments de ce type pour remplacer les frégates des types Lupo et Maestrale, a commandé 6 FREMM. Franco-italien, le programme est industriellement porté, en Italie, par Orizzonte Sistemi Navali, filiale de Fincantieri (51%) et Finmeccanica (49%).

Le Carlo Bergamini et le Carlo Margotti à droite  (© : FINCANTIERI)
Le Carlo Bergamini et le Carlo Margotti à droite (© : FINCANTIERI)

Le Carlo Bergamini avant son lancement  (© : FINCANTIERI)
Le Carlo Bergamini avant son lancement (© : FINCANTIERI)

Le Carlo Bergamini avant son lancement  (© : FINCANTIERI)
Le Carlo Bergamini avant son lancement (© : FINCANTIERI)

Le Carlo Bergamini avant son lancement  (© : FINCANTIERI)
Le Carlo Bergamini avant son lancement (© : FINCANTIERI)

Le Carlo Bergamini avant son lancement  (© : FINCANTIERI)
Le Carlo Bergamini avant son lancement (© : FINCANTIERI)

Le Carlo Bergamini avant son lancement  (© : FINCANTIERI)
Le Carlo Bergamini avant son lancement (© : FINCANTIERI)

Le Carlo Bergamini avant son lancement  (© : FINCANTIERI)
Le Carlo Bergamini avant son lancement (© : FINCANTIERI)

Une version ASM et une version polyvalente

Longues de 140 mètres pour un déplacement de 6000 tonnes en charge, ces frégates se déclineront en deux versions. La première sera à vocation anti-sous-marine et la seconde, dite « polyvalente », est plutôt dédiée à l'action vers la terre. Les frégates ASM, au nombre de 4, embarqueront 4 missiles antinavire Otomat, 16 missiles surface-air Aster 15, 2 canons de 76 mm et 2 canons de 25 mm. Les capacités anti-sous-marines consisteront en 4 tubes pour torpilles MU90 et 4 missiles Milas, un système ASM d'une portée de 40 kilomètres associant un Otomat et une MU90. Chaque bâtiment pourra, de plus, embarquer 2 hélicoptères dotés d'un sonar trempé et de torpilles aérolargables. En matière de détection, les FREMM ASM disposeront d'un sonar d'étrave 4110 CL et d'un sonar remorqué CAPTAS 4249. Armés par 145 hommes, les FREMM italiennes pourront atteindre la vitesse de 27 noeuds et franchir 6000 nautiques à 15 noeuds.
Les frégates polyvalentes n'emporteront pas de sonar remorqué mais, en lieu et place, disposeront d'un système de mise à l'eau d'embarcations rapides par le tableau arrière. L'artillerie sera plus puissante, le canon de 76mm à l'avant étant remplacé par une tourelle de 127mm, ce qui offrira notamment une capacité supplémentaire de frappe contre des objectifs côtiers. Dépourvus de Milas, ces bâtiments verront enfin leur dotation en Otomat passer à 8 missiles.

FREMM ASM italienne  (© : ORIZZONTE SISTEMI NAVALI)
FREMM ASM italienne (© : ORIZZONTE SISTEMI NAVALI)

FREMM polyvalente italienne  (© : ORIZZONTE SISTEMI NAVALI)
FREMM polyvalente italienne (© : ORIZZONTE SISTEMI NAVALI)

Importantes différences entre les frégates françaises et italiennes

Bien qu'étudiées en coopération avec la France, les FREMM italiennes sont différentes de leurs homologues tricolores, dont la tête de série, l'Aquitaine, est actuellement en essais chez DCNS. Présentant des lignes rappelant celles des frégates Horizon, les FREMM italiennes adoptent notamment le même système de combat que les Andrea Doria et Caio Duilio, ainsi qu'un imposant mât supportant sous radôme le radar EMPAR, de Finmeccanica, que les Italiens ont préféré à l'Herakles (Thales) équipant les frégates françaises. Sur le bâtiment Italien, qui n'embarquera pas de missiles de croisière, les deux brouilleurs RECM ne sont pas disposés sur chaque bord. L'un d'eux est intégré sur le mât avant, alors que l'autre est placé sur bâbord arrière, au niveau du hangar, qui est double sur le Carlo Bergamini, contrairement à l'Aquitaine, qui ne compte qu'un seul hangar.
Malgré ces différences, la coopération franco-italienne a, néanmoins, permis de réduire les coûts au niveau des études et des approvisionnements, certains gros équipements, comme la propulsion (turbine à gaz GE Avio LM2500+G4, moteurs électriques de propulsion Jeumont) ou l'armement (lanceurs Sylver et missiles Aster, artillerie...) ayant été acheté en commun.

La FREMM Aquitaine  (© : BERNARD PREZELIN)
La FREMM Aquitaine (© : BERNARD PREZELIN)

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