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Saint-Malo : La construction du nouvel engin de débarquement de la marine a débuté

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Saint-Malo : La construction du nouvel engin de débarquement de la marine a débuté

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La réalisation du premier des quatre Engins de débarquement amphibie rapide (EDA-R) commandés pour la marine française a débuté chez Socarenam, à Saint-Malo (ex-chantiers Gamelin). Long de 30 mètres pour une largeur de 12 mètres, ce catamaran en aluminium est un produit de la famille L-CAT (Landing Catamaran) conçue par CNIM. Il pourra transporter une charge de 80 tonnes, par exemple deux VBCI et du matériel, à la vitesse de 18 noeuds (la capacité maximale d'emport est de 100 tonnes). A vide, il devra être capable de filer plus de 25 noeuds. Par rapport au prototype réalisé sur fonds propres par CNIM et testé depuis l'automne 2008 à Toulon, le premier engin de série présentera quelques différences. Il disposera d'un blindage et de communications militaires (type PR4G), alors que son armement consistera en deux mitrailleuses de 12.7 mm et deux affûts de 7.62 mm.

 Le prototype du L-CAT (© : JEAN-LOUIS VENNE)
Le prototype du L-CAT (© : JEAN-LOUIS VENNE)

 Le prototype du L-CAT (© : JEAN-LOUIS VENNE)
Le prototype du L-CAT (© : JEAN-LOUIS VENNE)

Notifié le 15 juin 2009 au titre du plan de relance de l'économie, le programme porte sur l'acquisition de quatre EDA-R, le contrat comprenant une option pour quatre autres unités. Le coût global du marché est évalué par le ministère de la Défense à 125 millions d'euros. Les deux premiers engins seront livrés par CNIM en 2011 et les deux suivants en 2012. Les EDA-R sont destinés à être embarqués sur les Bâtiments de Projection et de Commandement (BPC) du type Mistral, à raison de deux catamarans par bâtiment. « Par rapport aux actuels chalands de débarquement, lents et devant être mis en oeuvre à proximité des côtes, les EDA-R présentent l'avantage d'être rapides, de mieux tenir la mer et d'offrir une grande capacité d'emport. L'idée est de pouvoir mettre à terre une première vague à partir d'un bâtiment amphibie situé au-delà de l'horizon, c'est-à-dire à 30 nautiques », explique la Délégation Générale pour l'Armement.

Les EDA-R replaceront les actuels CTM (© : JEAN-LOUIS VENNE)
Les EDA-R replaceront les actuels CTM (© : JEAN-LOUIS VENNE)

Dotés d'une plateforme élévatrice centrale, qui accueille véhicules, hommes et matériels, les engins conçus par CNIM se comportent, lors des phases de transit, comme des catamarans rapides. Une fois arrivés à proximité de la côte, leur plateforme s'abaisse pour permettre le débarquement sur une plage. Ce concept, très innovant, est unique et au monde et, au-delà des retombées économiques et en matière d'emplois pour les industriels français, a été préféré à d'autres engins pour des raisons techniques et financières. « En dehors des traditionnels chalands de débarquement, il n'existe que très peu d'engins dans le monde. Un prototype à effet de surface a été développé en Grande-Bretagne, mais il n'est pas au niveau de maturité du L-CAT de CNIM et offre des capacités inférieures. Quant au LCAC américain, un engin sur coussin d'air, il est beaucoup plus fragile et cher à l'achat comme à l'entretien », affirme-t-on au ministère français de la Défense.

 Le prototype du L-CAT (© : JEAN-LOUIS VENNE)
Le prototype du L-CAT (© : JEAN-LOUIS VENNE)

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