Offshore
Raffinage : Total supprime des centaines de postes mais poursuit ses investissements

Actualité

Raffinage : Total supprime des centaines de postes mais poursuit ses investissements

Offshore

Le groupe pétrolier a confirmé, hier, la suppression de 555 emplois dans le raffinage, en France, d'ici 2013. Total Petrochimicals perdra 306 postes, dont une grande partie sur le site de Gonfreville, en Seine-Maritime. Total a précisé qu'aucun licenciement n'était prévu, l'entreprise prévoyant de favoriser le « reclassement interne ». Ces mesures font partie d'un projet présenté hier au cours d'un CCE extraordinaire. Ce plan prévoit d'arrêter des unités structurellement déficitaires. Y figurent deux lignes de polyéthylène basse densité à Carling (Moselle) et Gonfreville, ainsi qu'une ligne de polystyrène à Gonfreville. Par ailleurs, à la suite de la dénonciation définitive, par le client unique, du contrat de fourniture de butanol secondaire produit à Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime), Total Petrochemicals France se verra contraint de fermer ce site dédié à cette seule fabrication. Pour redresser la barre dans un contexte présenté comme « difficile », Total Petrochemicals France a dévoilé, hier, une série d'investissements destinés à moderniser les « meilleures unités » et de consolider l'entreprise « afin de sauvegarder sa compétitivité ».
Selon Total, « Ce projet comprend des investissements de l'ordre de 230 millions d'euros permettant de porter au meilleur niveau d'efficacité énergétique et de compétitivité le vapocraqueur et l'unité de polyéthylène haute densité (PEHD) à Gonfreville ainsi que de conforter la production de polystyrène (PS) à Carling ».

Modernisation de la raffinerie de Normandie

Parallèlement, toujours lors du CCE, la branche Raffinage Marketing de Total a annoncé un projet industriel d'adaptation de son outil de raffinage. Ce projet consiste essentiellement à faire évoluer le schéma industriel de la raffinerie de Normandie, et à adapter certains des services centraux du siège parisien du Raffinage. A la raffinerie de Normandie, le projet vise à rééquilibrer les productions au profit du diesel, dans un contexte de diminution de la consommation française de pétrole et d'excédents croissants d'essence. Pour cela, un programme d'investissements de 770 millions d'euros permettra de moderniser la raffinerie et de la reconfigurer de 16 à 12 millions de tonnes de capacité annuelle. Selon Total, les investissements permettront d'augmenter la production annuelle moyenne de diesel de 10 %, et de réduire les excédents d'essence de 60 %. Le projet créera un grand nombre d'emplois dans les entreprises qui réaliseront les travaux nécessaires. Il entraînera également une réduction d'environ 25 % des émissions de CO2 du site, soit une diminution d'un million de tonnes par an. Comme pour Total Petrochimical, le projet à la raffinerie de Normandie prévoit 249 suppressions de postes d'ici 2013 mais aucun licenciement.
Le groupe souligne qu'il va investir, en tout, plus d'un milliard d'euros dans ses activités raffinage, pétrochimie et solaire en France. « Les investissements envisagés généreront plus de 1 000 emplois par an en moyenne, entre 2009 et 2011, ce qui aura un impact important sur l'activité économique et l'emploi des régions concernées ».

Total