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Le géant français de l’énergie Engie a annoncé mardi qu’il cédait 3.7 millions d’actions de son compatriote GTT (Gastransport &Technigaz), soit 10% du spécialiste mondial des systèmes de confinement pour le gaz naturel liquéfié (GNL). Une opération réalisée au prix de 67 euros par action, 7% de moins que le dernier cours (72.10 euros). Engie a aussi annoncé l’émission simultanée d’obligations échangeables en actions ordinaires existantes de GTT pour un montant nominal total de 290 millions d'euros ne portant pas intérêt (zéro coupon) et ayant une maturité de 3 ans, avec une prime d'échange de 20% par rapport au prix de placement des actions de GTT cédées simultanément. En clair, Engie se sépare de 10% du capital dans l’immédiat, puis de 10% de plus d’ici trois ans en cas d'exercice de l'obligation échangeable. Le groupe qui détient 40% du capital de ce fleuron français ne conserverait donc que 20%. Dans la foulée, l’action GTT avait perdu autour de 5% en fin de journée.

« L'opération s’inscrit dans le prolongement de l'annonce par Engie, le 13 novembre 2020, d'un programme ciblé de désengagement et au lancement d'une revue stratégique des options concernant sa participation dans GTT, y compris la cession de tout ou partie de sa participation sur les marchés de capitaux », a expliqué le groupe. Tout en précisant que « le produit de l'opération sera utilisé pour les besoins généraux de l’activité d'Engie et pour financer la croissance future ». Engie souhaiterait notamment se recentrer sur les énergies renouvelables.

Dans la foulée, GTT a annoncé qu’il avait racheté 185.392 actions au prix unitaire de 67 euros pour un montant de 12.4 millions d’euros, financés sur la trésorerie disponible de l'entreprise. Ce rachat « est destiné à couvrir les prochaines attributions d’actions de performance du groupe, et plus généralement, toute attribution ou cession d’actions notamment dans le cadre d’un plan d’épargne du groupe », a détaillé GTT.

Avec 40%, Engie était l’actionnaire principal de GTT, dont il a le contrôle, le reste de l’actionnariat étant dilué en bourse avec aucun autre actionnaire significatif. En novembre, Engie a confirmé qu’il voulait vendre sa participation dans l’entreprise de Saint-Rémy-lès-Chevreuses. Part estimée alors à 1.2 milliard d’euros. Syndicats et spécialistes du secteur s’étaient inquiétés d’une possible prise de contrôle asiatique (chinoise notamment) sur cette ETI qui détient de très nombreux brevets. Et ce, alors que le GNL comme carburant marin et le développement de l’hydrogène sur lesquels GTT se positionne sont des secteurs stratégiques offrant des relais de croissance.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

 

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