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21 mètres de long, 8 mètres de large, le catamaran rouge Geo Surveyor X de l’armement belge Geo XYZ ne passe pas inaperçu dans le port de Lorient. Tout juste sorti des chantiers Rodman, à Vigo en Espagne, il s’apprête à rejoindre les champs éoliens offshore au large de la Belgique où un contrat d’affrètement l’attend pour le ravitaillement des installations. A bord, il y a de la place pour 12 techniciens de maintenance. A l’avant, une passerelle est installée pour le débarquement sur les éoliennes. Le catamaran est propulsé par deux moteurs Scania de 750 CV, deux lignes d’arbres pour une maniabilité indispensable lors des accostages – parfois dans les rudes conditions des mers du nord – sur les petites plateformes des éoliennes. Une grande verrière est installée au-dessus de la barre et de la console de navigation pour avoir une visibilité accrue lors de la manœuvre.
 
 
 
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© MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ
La passerelle (MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)
 
 
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© MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ
Le pont avec l'échelle d'accès aux plateformes (MER ET MARINE - C.BRITZ)
 
 
Une nécessaire polyvalence
 
 
« C’est un bateau qui peut ravitailler mais il peut faire beaucoup d’autres choses », explique Jan Covemaeker, le superintendant de Geo XYZ. L’ensemble du navire est pré-équipé pour recevoir des instruments de bathymétrie et d’hydrographie, une grue est installée à l’arrière pour la manutention d’un robot sous-marin. « La polyvalence est un atout dans le marché de l’éolien offshore », explique Frédéric Dubois de la filiale française de Geo XYZ. « Il y a actuellement, dans les champs du nord de l’Europe, beaucoup d’opérateurs qui proposent des navires de ravitaillement. Les contrats d’affrètement à long terme ne sont pas fréquents. Alors disposer de navires qui peuvent faire plusieurs choses à la fois, c’est mieux ».
 
 
 
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© MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ
(MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)
 
 
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© MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ
La grue pour la manutention d'un ROV (MER ET MARINE - C. BRITZ)
 
 
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© MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ
(MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)
 
 
Une flotte de 15 navires
 
 
La polyvalence chez Geo XYZ, on connaît. L’entreprise belge est née en 1998, fondée par un topographe, tout ce qu’il y a de plus terrien. A qui on a progressivement demandé de faire des relevés dans des petites rivières. « Le premier bateau mesurait 3 mètres et naviguait sur les canaux », raconte Frédéric Dubois, « ensuite, l’entreprise a gagné des marchés dans les ports, puis en mer. La flotte a suivi ». Aujourd’hui, l’armement belge, qui emploie 75 personnes en Belgique, en France, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, est à la tête d’une flotte très récente de 15 navires. 
 
 
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© GEO XYZ
(GEOXYZ)
 
 
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© GEO XYZ
(GEOXYZ)
 
 
Des contrats en France
 
 
«  Actuellement nous réalisons 93% de notre chiffre d’affaires en mer. Nos navires travaillent sur des contrats d’acquisition géophysique (bathymétrique, sonar, prélèvements, sisimique) et hydrographique. Nous intervenons sur tous types de marchés offshore, pour la pose de câble ou sur des appels d’offres publics. Nous sommes par exemple en train de réaliser une étude hydrographique sur le sud des Pays-Bas. Nous suivons le dragage du terminal méthanier de Dunkerque et travaillons sur l’hydrographie des ports de Brest, Lorient et Saint-Malo ». 
 
 
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© GEO XYZ
(GEO XYZ)
 
 
 
De nouveaux investissements 
 
 
Et les nouveaux marchés hydroliens et éoliens pourront offrir de nouvelles possibilités. «  Nous sommes attentifs à toutes les opportunités et en fonction de ces dernières, nous pourrons effectuer des investissements, notamment des navires ». Jusqu’à présent, Geo XYZ a fait construire ses unités en Allemagne, Espagne et Royaume-Uni. « Mais nous suivons tous les chantiers qui se lancent sur le marché. Y compris en France ».
 

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