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Alors que l'Italie a adopté hier son second plan d'austérité en trois mois, les salariés du chantier Fincantieri de Sestri Ponente, près de Gènes, se disent très inquiets pour leur avenir. Il ne reste plus au site qu'un paquebot à achever, le Riviera d'Oceania Cruises, et la livraison de ce navire de 65.000 tonneaux et 630 cabines doit intervenir en mars 2012. Face à la baisse de charge, 250 salariés et 1000 sous-traitants seraient déjà au chômage technique selon les syndicats. Autant dire que le chantier navigue à vue et que, pour assurer sa survie, de nouvelles prises de commandes doivent intervenir très rapidement. Relayant les craintes des personnels, les syndicats font pression sur la direction de Fincantieri et, à travers le groupe naval public, sur le gouvernement. Ils menacent, notamment, de déclencher une grève si la situation de Sestri Ponente n'est pas clarifiée. Au printemps dernier, la direction de Fincantieri avait, en effet, dévoilé un plan de restructuration de ses capacités industrielles. Pour faire face à la baisse d'activité, il était question de supprimer 2500 postes sur les 8200 que compte le groupe, tout en fermant deux des huit chantiers italiens : Sestri Ponente et Castellamare di Stabia (près de Naples). Ce plan avait provoqué une très vive opposition dans le secteur naval italien. Après des mouvements assez musclés, l'abandon de ce projet avait été obtenu. Début juin, le gouvernement avait annoncé le lancement d'une étude portant sur la modernisation des deux chantiers menacés, avec notamment un agrandissement de Sestri Ponente. Sauf que, depuis, la situation n'a pas évolué. Et, compte tenu du contexte économique et des économies budgétaires imposées à l'Etat pour réduire les déficits, il n'est pas évident que le gouvernement accepte aide à financer la modernisation du chantier, évaluée à 70 millions d'euros.

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