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Fin 2019, la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) signait avec le chantier Couach de Gujan-Mestras, en Gironde, un contrat cadre portant sur le renouvellement de l’ensemble de sa flotte, des canots tous temps aux vedettes en passant par les semi-rigides et jet-skis.

Le prototype du NSH 1 accuse un surpoids de 4 tonnes

Pièce maitresse de ce programme, le premier des nouveaux navires de sauvetage hauturiers de 1ère classe (NSH 1), conçu en coopération par Couach et le cabinet d’architecture navale Barreau-Neuman, devait entrer en service début 2022 au sein de la station vendéenne de L’Herbaudière, à Noirmoutier. Mais ce prototype, nommé Gustave Gendron et mis à l’eau en octobre 2021, accuse un surpoids de 4 tonnes par rapport au devis de masse contractuel, ce qui est assez énorme pour un bateau en composite de 17.44 mètres de long pour 5.27 de large. Connu dès la fin de l’année dernière, ce problème a suscité beaucoup d’inquiétude durant l’hiver chez les sauveteurs bénévoles. Et a aussi, logiquement, relancé la polémique autour du choix de Couach et de la conduite du programme Flotte du futur par la direction de la SNSM, vivement critiqués par certaines stations. C’est le cas notamment dans le nord de la France, où l’on aurait voulu poursuivre avec des bateaux éprouvés, en particulier les canots tous temps de nouvelle génération (CTT NG) produits par le chantier Sibiril de Carantec, qui a récemment fait faillite.

Un plan de mesures correctives proposé par le constructeur

« Quand nous avons appris, en décembre, que le NSH 1 affichait un surpoids d’environ 4 tonnes, ce qui est un aléa majeur d’un point de vue technique, nous avons demandé à Couach des explications détaillées sur les causes de ce dépassement du devis de masse prévu

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