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Déficitaire en 2012 et accusant une lourde dette, le groupe sud-coréen de construction navale traverse une période très difficile. Hier, le titre STX Offshore & Shipbuilding a plongé de 15% à la bourse de Séoul, l’action ne valant plus que 3 euros. Comme tous les acteurs du secteur, le numéro 4 mondial de la construction navale est ébranlé par un contexte économique difficile, auquel s’ajoute une concurrence accrue des chantiers chinois, qui ont développé une capacité énorme et tentent de remplir leurs cales en cassant les prix. Au-delà des sites asiatiques de STX, la situation est également délicate en Europe, où le groupe a pris le contrôle, en 2008, du Norvégien Aker Yards, détenant notamment les chantiers finlandais et français spécialisés dans la construction de paquebots. Un marché actuellement morose, avec une baisse générale des commandes depuis quelques années et des sites, à Turku comme à Saint-Nazaire, qui tournent au ralenti. Cela, malgré la confirmation de récents contrats (troisième paquebot géant de la classe Oasis of the Seas pour Royal Caribbean en France et sécurisation du financement des deux nouveaux navires de croisière de TUI Cruises en Finlande).

Alors que STX Shipbuilding a accusé en 2012 près de 550 millions d’euros de pertes et vu sa dette atteindre 8.5 milliards d’euros, le groupe a, selon l’AFP, sollicité cette semaine 8 organismes bancaires créanciers pour obtenir une rallonge de crédits. Afin, précise STX, de « protéger 35.000 emplois et 1400 fournisseurs ». L’industriel sud-coréen est, par ailleurs, toujours en cours de restructuration. Il s’est notamment séparé partiellement ou totalement de certains actifs, comme le chantier d’Helsinki en Finlande et celui de Floro en Norvège, tout en cédant au groupe italien Fincantieri le contrôle de STX OSV. Devenue Vard le mois dernier, cette entreprise, qui compte 9000 salariés et 9 chantiers en Norvège, Roumanie, Brésil et Vietnam, est l’ancienne division d’Aker Yards dédiée au développement et à la construction de navires offshore et spécialisés.

L'ensemble de ces ventes contribue à renflouer la trésorerie du groupe, qui souhaite également vendre la compagnie maritime STX Pan Ocean.

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Meyer Turku (ex-STX FINLAND)