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Un consortium d’entreprises japonaises, réunissant notamment NYK et ClassNK, a annoncé avoir reçu le soutien de l’important organisme japonais de recherche Nedo (Organisation pour le développement des énergies nouvelles et des technologies industrielles) pour un projet portant sur sur la propulsion à l’ammoniac. Ce projet, qui a reçu un financement du « fonds pour l’innovation verte » du ministère de l’Economie japonais doté de 11 milliards d'euros, doit commencer en décembre.

Il vise à démontrer qu’il est possible d’utiliser ce carburant pour des navires qui entreront en service d’ici 2030. Un premier moteur à ammoniac quatre temps doit être produit pour 2024. Il équipera un remorqueur qui doit ensuite être commercialisé. Un second moteur, deux temps, doit être livré en 2026, pour équiper un transporteur d’ammoniac.

Ce projet réunit la compagnie maritime NYK et la société de classification ClassNK, mais aussi des chantiers (Nihon Shypyard) et équipementiers (Japan Engine Corporation, IHI Power Systems). Ainsi, les entreprises qui occupent des secteurs complémentaires doivent concevoir et fabriquer un navire ammoniac « compétitif », mais aussi travailler sur les normes de sécurité ou encore la réglementation.

L’ammoniac suscite de grandes attentes pour décarbonner le transport maritime. Toutefois, s’il n’émet pas de CO2 ni d’émissions nocives, il s'enflamme et brûle difficilement, et il est également très toxique et corrosif, ce qui implique un système de stockage et de manutention spécifique. Sa combustion pourrait également amener à émettre davantage d'oxyde d'azote sauf si les fumées sont traitées et si la combustion est parfaitement optimisée.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs

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