Aller au contenu principal

Les Chantiers navals Bernard, basés à Locmiquélic, dans le Morbihan, spécialisés dans les constructions en composites, s’apprêtent à livrer, avant la fin de l’année, un chalutier-coquillier à André Rodde, qui arme déjà deux autres unités. Le navire doit réaliser ses essais en mer la semaine prochaine avec les Affaires maritimes pour être rapidement livré. 

Dessiné par le bureau d’architecture et d’études navales Coprexma de Pont-l’Abbé, Le Grand Bleu mesure 12.95 mètres de long, pour 5.84 de large et 2.85 de tirant d’eau. Il est équipé d’un moteur John Deere de 184 kW et équipé par Bopp.

 

270145 grand bleu
© COPREXMA

(© COPREXMA)

 

Les chantiers ont, par ailleurs, en construction un autre bateau de pêche de 11.98 mètres pour Le Havre.

Vedettes

La constructeur morbihanais a aussi commencé la construction d’une vedette de sauvetage de 14 mètres pour les Marquises. La vedette sera de type ORC 140R, longue de 14.98 mètres hors tout, pour 5.24 de large et un tirant d’eau de 1.40 mètre. Elle pourra atteindre 26 nœuds avec deux moteurs de 400 kW. Ce design Pantocarène insubmersible et autoredressable avait été sélectionné pour renouveler une flotte de 25 vedettes de sauvetage sur le littoral français. Confiée à la FEPSM, la fédération d’entraide polynésienne et de sauvetage en mer, elle sera basée à Hiva Oa, où les marquisiens manquent de moyen de sauvetage.

 

250937 pilotine seine delion bernard
© PIERRE DELION ARCHITECTURE

(© PIERRE DELION ARCHITECTURE)

 

Le chantier construit également à Riantec une pilotine de 15.50 mètres, pour 4.67 mètres de large, et 1.06 mètre de tirant d’eau, pour la station de pilotage de la Seine livrable l’année prochaine. Cette évolution du Pélican (pilotine de 14.5 mètres) a été conçue par le cabinet nantais Pierre Delion, avec lequel le constructeur breton signe sa première coopération. Le bateau affichera un déplacement lège de 20.5 tonnes, pour un peu plus de 26 tonnes en charge. Auto-redressable, il sera équipé d’une propulsion IPS650 de Volvo avec deux moteurs D11-510 de 510 cv chacun et pourra accueillir jusqu’à 10 personnes. Les Chantiers navals Bernard connaissent bien ce type de navires. Ils ont déjà fourni des pilotines pour une demie douzaine de stations en France (Loire, La Rochelle, Dunkerque, Le Havre, Sète, Mayotte), mais aussi en Allemagne, en Belgique et même en Norvège. 

Si le plan de charge des chantiers est bien rempli avec une visibilité jusqu’à fin 2022, ils rencontrent de grosses difficultés pour recruter. Actuellement, le constructeur emploie environ 25 salariés « et normalement on devrait être dix de plus » : « Le problème, c’est la masse salariale. Les gens partent en retraite et il n’y a personne pour les remplacer. On est devant un mur », explique-t-on chez Bernard à Mer et Marine. Des difficultés qui se s’ajoutent à des perturbations sur les approvisionnements et la hausse du prix des matières premières.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

Aller plus loin

Rubriques
Construction navale