Aller au contenu principal

Depuis l’ouverture, mercredi 1er juin, il y a du monde dans les allées de Navexpo International et autour des navires à flot. Trois ans après la dernière édition (2019), le salon lorientais, reporté pour cause de pandémie, semble avoir été très attendu par les professionnels du secteur maritime.

Navexpo se termine ce vendredi 3 juin avec une journée axée autour de l’emploi et de la formation. Une table ronde du Campus des Industries Navales (CINav) traitera, à 13h30, de ses actions pour attirer vers les métiers et formations de l’industrie navale. Ensuite, à 14h20, Bretagne Pôle Naval (BPN) organise l’événement Pro Breizh autour de dans l’emploi dans la construction navale et le maritime.

Au cœur de la réparation navale

Avant même la fin de l’événement, Gildas Bernard, organisateur du salon dont Mer et Marine est partenaire, se félicitait d’un « retour en force » réussi, avec pas moins de 80 stands d’exposants et des retours « très positifs ». Du port de Lorient La Base, le salon a migré cette année autour du rond de Keroman, le terre-plein qui concentre une grande partie de l’activité de réparation navale lorientaise. « On est plongé au cœur de la navale. Pour rejoindre le salon à flot, on passe sur l’aire de réparation navale. C’est novateur pour un salon d’affaires d’être dans une zone de chantier, de réparation navale », relève le président de Navexpo.

 

© MER ET MARINE - GAEL COGNE

 

Le long du quai, se trouve une dizaine d’unités dont le Minibex de Ship As A Service, un Waste Cleaner d’Efinor, une vedette en PEHD de Tideman Boats, plusieurs semi-rigides (dont un Naviwatt électrique), mais aussi des drones (aérien, surface) présentés lors de démonstrations. « Depuis 2016, le cœur de l’activité de Navexpo était la construction et la réparation navale. Pour la première année, on s’ouvre plus largement au secteur maritime », explique Gildas Bernard. Ainsi, « on a beaucoup d’opérateurs de services maritimes, de services de travaux sous-marins, qui promeuvent leur savoir-faire et puis aussi les énergies marines renouvelables, avec des acteurs de l’océanographique, l’hydrographie, les opérations sous-marines ».

EMR et hydrogène

Alors qu’approche la désignation du lauréat du cinquième appel d’offres (AO5) pour le tout premier parc éolien flottant à échelle commerciale, le projet Bretagne Sud (250 MW), le secteur est en ébullition. Le futur parc concernera directement le tissu maritime local puisqu’il se trouvera au large de Lorient, entre Belle-Ile et Groix. Signe de l’intérêt suscité par ce sujet, la conférence animée jeudi par Armorique Energie Marine, l’un des consortiums candidats réunissant Qair, TotalEnergies et Corio, a fait salle comble.

Autre sujet d’actualité : « les technologies plus propres de motorisation », souligne Gildas Bernard. « On met toujours un gros focus sur la propulsion électrique, mais maintenant il y a aussi l’hydrogène ». Ainsi, une conférence très suivie était consacrée à la présentation du projet électro-hydrogène Hylias qui fera la liaison entre Vannes et l’île d’Arz. EODev (filiale d’Energy Observer) a également présenté son système pour propulser des navires professionnels à l’hydrogène.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

Aller plus loin

Rubriques
Construction navale Vie portuaire Energies marines Offshore Pêche
Dossiers
Port de Lorient