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Soutenue par sa centrale, la section Force Ouvrière des Chantiers de l’Atlantique (ex-STX France) est plus que jamais opposée à la prise de contrôle de la société par le groupe italien Fincantieri.

Dans un nouveau communiqué, doublé d’un tract distribué aux salariés, FO réagit vivement à l’annonce d’un renforcement de la coopération entre Fincantieri et les chantiers chinois CSSC :

« Aujourd’hui nous apprenons que Fincantieri, après avoir signé avec le chantier naval chinois CSSC un accord pour y construire 2 paquebots de croisière (et 4 en option) pour l’armateur Carnival, signe un nouvel accord pour l’offshore, les ferries, les yachts et autres navires spéciaux. Fincantieri semble ne plus avoir de limite quant aux transferts de technologie avec le chantier chinois et cela même en mettant en péril les activités des chantiers européens.

Quelle est la prochaine étape ? Que Fincantieri n’ayant plus de limites dans le transfert de technologie, donnent également aux chinois la possibilité de se lancer dans la construction militaire…

Pour FO trop c’est trop. Notre activité est fragile et en survie depuis des années et nous ne pourrons accepter que Fincantieri transfère notre savoir-faire.

Pour rappel l’Etat italien détient toujours 72% de Fincantieri. Les décisions de la direction de Fincantieri sont donc celles du gouvernement italien. En cas de sous activité nous ne serions évidemment pas dans le cadre de la défense des emplois français. De plus Fincantieri utilise massivement la sous-traitance des pays de l’est payée bien moins que les salariés locaux.

Les Chantiers de l’Atlantique est une entreprise stratégique pour notre pays qui possède plus de 5000 kilomètres de côtes et qui est le 2ème pays mondial en surfaces maritimes. Le sauvegarder relève de la responsabilité de l’état.

Alors pour sauver nos emplois directs et indirects, notre sous-traitance, pour préserver notre carnet de commandes, pour assurer stabilité et pérennité, pour maintenir notre savoir-faire et nos compétences, FO continue de revendiquer le maintien de la nationalisation même temporaire ou transitoire afin de trouver une solution pérenne ».

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