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Depuis de nombreux mois, les rumeurs circulent quant à un éventuel rachat du chantier STX France de Lanester, près de Lorient, qui fait actuellement l’objet d’un plan de restructuration. C’est dans ce contexte délicat que l’hypothèse d’un rachat a refait surface ces derniers jours.  « On sait que deux candidats seraient sur les rangs », disait hier un quotidien local, citant Kership (société commune de DCNS et Piriou), dont le nom a été régulièrement avancé, mais aussi, et là c’était une surprise, le groupe néerlandais Damen. La rédaction de Mer et Marine a donc interrogé le directeur général de STX France, pour savoir si Kership et Damen avaient fait des offres ou, au minimum, si des négociations étaient en cours. La réponse de Laurent Castaing est très claire : « Aucune offre ne nous a été communiquée par aucune de ces deux entreprises et nous n’avons même pas engagé de discussion à ce sujet ».

 

Solutions de reclassement

Pour mémoire, un plan de sauvegarde de l’emploi est en cours de discussion, alors que le carnet de commandes du chantier ne compte plus que les deux cheminées du paquebot Oasis 3, en cours de construction à Saint-Nazaire. Des structures qui seront livrées au printemps. Le PSE porte sur la suppression du bureau d’études et de 47 postes, soit la moitié des effectifs. Des propositions d’embauches sur le chantier de Saint-Nazaire ont été faites et, annonce Laurent Castaing », « des solutions ont déjà été trouvées pour une quinzaine de personnes ».

 

Recentrage sur la fabrication de coques ou de structures

Dans un entretien que nous diffusons aujourd’hui, le directeur général de STX France explique les raisons du plan de restructuration dont le site de Lanester. « Ce PSE propose de transformer l’établissement en un site dédié exclusivement à la production de coques métalliques ou d’éléments de coque métallique. C’est un projet qui tient la route. Les représentants du personnel pensent que l’on peut encore faire sur ce chantier des bateaux complets à un coût économique. Nous ne le croyons pas, comme le prouvent les millions d’euros que nous avons injectés depuis un certain nombre d’années pour maintenir le site de Lorient à flot ».

 

« Nous devons conserver cet outil de production »

Pourquoi, alors, ne pas se séparer du site ou tout bonnement le fermer ? « Parce que nous sommes des industriels et que nous avons besoin de capacités. Les équipes de Lorient ont des compétences et ont produit de beaux bateaux récemment. Nous devons conserver cet outil de production car si nous nous en séparions, je suis convaincu que ces ouvriers et ces surfaces nous manqueraient ». 

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