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Les temps sont toujours durs pour la construction navale norvégienne. Après le virage stratégique du chantier Kleven, désormais uniquement dédié à la réparation navale et mis à la vente par Hurtigruten, c’est Vard, filiale du groupe italien Fincantieri, qui réduit la toile dans le royaume scandinave. Deux de ses cinq chantiers ont fermé en début de semaine. Il s’agit de celui d’Aukra, jusqu’ici plus ou moins dédié à la construction de bateaux de pêche et de celui de Brevik. Ce dernier était, au moment de sa fermeture, en cours de réalisation du Yara Birkeland, le premier navire autonome au monde. Ce dernier a été transféré dans le chantier Vard de Brattvåg.

Cette décision, qui avait été annoncé par Fincantieri il y a quelques semaines, se traduit par le licenciement de 200 personnes sur un effectif total de 1400 employés en Norvège. Sur place, la direction de Vard espère voir des investisseurs reprendre les installations des deux chantiers, l’un situé dans le Sunnmore sur la côte ouest (Aukra), l’autre près d’Oslo (Brevik). Comme les autres chantiers du groupe, ils appartenaient tous à la galaxie Aker, revendue à STX puis finalement rachetée par Fincantieri en 2013. Spécialisé dans le secteur offshore, le groupe s’est pris de plein fouet le retournement de ce marché et, depuis l’arrivée de Fincantieri, peine à remplir tous ses chantiers et ce malgré une diversification, notamment vers la croisière, et un renouvellement de son catalogue de design maison.

Pour mémoire, Vard possède toujours cinq chantiers, trois en Norvège, un en Roumanie, un au Brésil et un autre au Vietnam. En Norvège, le chantier de Søviknes termine actuellement la série des petits paquebots Explorer de Ponant et devrait ensuite achever le brise-glace Le Commandant Charcot et les futurs navires de Paul Gauguin, dérivés des Explorer. Celui de Langsten travaille sur les navires d’expédition d'Hapag-Lloyd Cruises et celui de Brattvåg sur le futur méga-yacht scientifique REV. Vard travaille également dans d’autres secteurs, avec des chalutiers pour l’Islande ou encore des patrouilleurs pour les garde-côtes norvégiens.

 

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